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Actualitées astronomie et meteorologie

  • LE 8.04.2020: Actualité de l'astronomie / La comète Atlas est-elle en train de se désintégrer sous nos yeux ?

    La comète Atlas est-elle en train de se désintégrer sous nos yeux ?

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

     

    On l'attendait comme la comète de l'année, voire de la décennie. Mais depuis quelques nuits, la comète Atlas semble montrer quelques signes de faiblesse. Des observations qui suggèrent qu'elle pourrait bien être en train de se désintégrer.

    Atlas pourrait être la comète de l’année voire de la décennie !  Au cours de ce printemps 2020, une comète risque fort de faire sensation : C/2019 Y4 (Atlas). Venue des confins du Système solaire, elle arrive dans les parages de la Terre et du Soleil. 

    La comète C/2019 Y4 Atlas -- plus simplement connue sous le nom de comète Atlas -- a été découverte fin 2019. Depuis quelque temps, sa luminosité augmentait plus vite que les astronomes l'avaient initialement imaginé. Laissant même espérer que nous pourrions bientôt l'observer à l'œil nu. Sa luminosité était même annoncée comme atteignant celle de Vénus, d'ici le mois de mai. Un spectacle grandiose allait venir égayer notre confinement. Mais, revirement de situation ces dernières nuits. La comète Atlas pourrait bien être sur le point de se désintégrer.

    David Hanrahan@uchroniaUtopia

    Astronomers believe that Comet Atlas, which in one month has grown 4,000 times brighter than when it was first spotted, has the potential to become “the comet of a generation” if it maintains its composition.

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    124

    12:01 - 31 mars 2020

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    Dès le 15 mars, Karl Battams, chercheur au Naval Research Lab de Washington DC (États-Unis), déclarait : « je ne serai pas surpris de voir la comète Atlas commencer à s'estomper rapidement et peut-être même à se désintégrer avant d'atteindre le Soleil. » Et en effet, une baisse de luminosité a été notée ces derniers jours.

    Con Stoitsis@vivstoitsis

    Qicheng Zhang (Caltech) reports the possible disintegration of comet C/2019 Y4 (ATLAS), image from the (NEXT) Telescope.
    on April 6. An elongated pseudo -nucleus as seen below, could be evidence of a major destructive event in the nucleus. Is it RIP Comet ATLAS?

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    100

    23:17 - 6 avr. 2020

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    Un allongement du noyau révélateur ?

    Plus récemment encore, des images prises par le télescope de l'observatoire de Xinjiang (Chine) ont montré un allongement du noyau de la comète Atlas de trois secondes d'arc, selon une direction semblable à celle de sa queue. Une morphologie en totale cohérence avec le déclin soudain de la production de poussière. Un signe, selon les chercheurs, d'une rupture du noyau de la comète. La désintégration de la comète Atlas pourrait aussi expliquer les anomalies de trajectoires également observées depuis quelques jours.

    Gideon van Buitenen@giddgvb

    Comet C/2019 Y4 (ATLAS) appears to be breaking up!

    Where I was still optimistic a day earlier, my iTelescope images from this morning showed the core to be elongated with a duplicate brightness peak.

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    153

    22:21 - 6 avr. 2020

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    « L'orbite de la comète est maintenant influencée par des forces "non gravitationnelles". Ces forces résultent de gaz qui se détachent du noyau d'Atlas et provoquent un léger déplacement de ce noyau dans la direction opposée. La plupart des comètes actives en font l'expérience dans une certaine mesure, mais pour la comète Atlas, les forces "non gravitationnelles" se sont déclenchées très brusquement et sont assez fortes. Cela soutient le récit d'un petit noyau poussé très fortement par un dégazage extrême, éventuellement accomp

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-atlas-elle-train-desintegrer-sous-nos-yeux-79752/?fbclid=IwAR2g6zmqFB1fvAUI69hbXAuIjvb3NNaqDsXZrsyO-F4v3ccj2E36r6MFyGQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 8.04.2020: Actualité de l'astronomie / Cet astéroïde qui a rebondi sur l'atmosphère terrestre fonce sur Jupiter.

    Cet astéroïde qui a rebondi sur l'atmosphère terrestre fonce sur Jupiter

     

    Céline Deluzarche

    Journaliste

     

    Lorsqu'elles entrent dans l'atmosphère, la plupart des météorites se désintègrent, ou ralentissent et s'écrasent au sol. Mais dans de très rares cas, elles repartent vers le ciel en prenant un nouvel élan. C'est ce qui est arrivé à un astéroïde aperçu dans le ciel australien en juillet 2017.

    Le 7 juillet 2017 à 0 h 33, une étrange boule de feu a traversé le ciel australien, illuminant le ciel d'un flash lumineux de 90 secondes. Un phénomène lié à l'entrée dans l'atmosphère d'une météorite fonçant à une vitesse de 15 kilomètres par seconde vers la surface terrestre. Sauf que malgré sa masse imposante (environ 60 kg et 30 cm), aucune trace d'impact n'a jamais été trouvée. Et pour cause : après s'être partiellement consumée dans l'atmosphère, la météorite est repartie vers l'espace et fonce aujourd'hui tout droit vers Jupiter.

    Lorsqu'une météorite pénètre dans l'atmosphère à grande vitesse, elle s'échauffe et brûle sous l'effet du frottement de l'air. Les plus petites se consument entièrement, mais celles qui ont une masse suffisante (généralement supérieure à plusieurs kilogrammes), atteignent la surface de la Terre. À de très rares occasions, il arrive pourtant que ni l'un ni l'autre de ces phénomènes ne se produise : lorsque l'angle d'entrée dans l'atmosphère est très bas par rapport à l'horizon, la météorite pénètre plus ou moins profondément puis repart vers l'espace interplanétaire en déviant son angle de direction. L'objet « rebondit » en quelque sorte sur l'atmosphère comme un caillou faisant un ricochet sur un lac. C'est ce que l'on appelle un « bolide rasant ».

    Le Météore de 1860, tableau de Frederic Edwin Church illustrant le passage de la météorite du 20 juillet 1960. © Judith Filenbaum Hernstadt, Nasa

    Le Météore de 1860, tableau de Frederic Edwin Church illustrant le passage de la météorite du 20 juillet 1960. © Judith Filenbaum Hernstadt, Nasa 

    De rares phénomènes rapportés dans l’histoire

    De rares exemples ont été recensés dans l'histoire. Le plus ancien connu est celui du grand météore de 1860, qui s'est produit le 20 juillet 1860. Signalé à plusieurs endroits à travers les États-Unis, il a été immortalisé par le peintre américain Frederic Edwin Church dans son tableau Le Météore de 1860 et évoqué par le poète Walter Whitman. D'autres probables bolides rasants ont été décrits en 1913 au-dessus du Canada et des Bermudes, en 1972 dans l'Utah, puis le 13 octobre 1990 au-dessus de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. D'autres phénomènes de ce type ont été rapportés dans la littérature scientifique, mais la plupart des objets étaient trop petits et se sont totalement désintégrés.

    Un bref passage de 90 secondes avant de repartir vers l’espace

    Ce dernier bolide rasant de 2017 est certainement un de ceux qui sont restés le plus longtemps dans l'atmosphère et le mieux étudié, grâce au Desert Fireball Network (DFN), le plus grand réseau d'observation de météorites au monde, couvrant environ un tiers du ciel australien. L'objectif premier de ce réseau est de détecter le point de chute des météorites, mais dans ce cas aucun impact n'a été signalé. Après s'être engouffrée dans l'atmosphère à plus de 58,5 kilomètres de profondeur et avoir parcouru 1.300 kilomètres à l'intérieur, la météorite en est ressortie pour repartir vers l'espace. Son observation vient de faire l'objet d'un article prépublié sur la plateforme ArXiv par Patrick Shober et ses collègues du DFN.

    Observation à longue exposition du passage de la météorite nommée DN170707_01. L’événement a duré plus de 90 secondes et s'est étendu sur quatre images de 30 secondes (A, B, C, D). La boule de feu a d'abord été observée à 85 km d'altitude, puis s’est enfoncée à 58 km avant de s'échapper de l'atmosphère terrestre. Sa vitesse initiale était de 16,1 km/s, et sa vitesse de sortie d'environ 14,6 km/s, à droite (d'ouest en est). © Patrick Shober et al, ArXiv, 2020

    Observation à longue exposition du passage de la météorite nommée DN170707_01. L’événement a duré plus de 90 secondes et s'est étendu sur quatre images de 30 secondes (A, B, C, D). La boule de feu a d'abord été observée à 85 km d'altitude, puis s’est enfoncée à 58 km avant de s'échapper de l'atmosphère terrestre. Sa vitesse initiale était de 16,1 km/s, et sa vitesse de sortie d'environ 14,6 km/s, à droite (d'ouest en est). © Patrick Shober et al, ArXiv, 2020 

    En triangulant sa position depuis plusieurs endroits, les chercheurs ont pu retracer sa trajectoire exacte. Et celle-ci est plutôt déroutante. Provenant de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, la météorite a regagné de la vitesse grâce à la poussée orbitale terrestre, à l'instar des sondes spatiales qui utilisent l’assistance gravitationnelle des planètes pour leur donner un « booster » et économiser du carburant. D'après leurs calculs, DN170707_01 est aujourd'hui repartie vers Jupiter, qu'elle devrait atteindre entre janvier et mars 2025. Elle devrait alors tournoyer autour de la géante gazeuse avec une orbite de plus en plus incertaine. « Après de nombreuses rencontres avec Jupiter, la météorite sera probablement éjectée du Système solaire ou placée sur une orbite transneptunienne », concluent les auteurs.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/meteorite-cet-asteroide-rebondi-atmosphere-terrestre-fonce-jupiter-80432/?fbclid=IwAR22kJJfHdlGE-PAylN6VZDeuL_2yHz64JoCybCn1ck1vhexl4N6KcHaeNQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 8.04.2020: Actualité de l'astronomie / Le télescope spatial James Webb déploie pour la première fois son miroir en conditions quasi réelles.

    Le télescope spatial James Webb déploie pour la première fois son miroir en conditions quasi réelles

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

    Alors que la Nasa et l'Agence spatiale européenne s'apprêtent à fêter les 30 ans du télescope spatial Hubble, le 24 avril, son successeur, l'observatoire spatial James Webb qui aurait dû le remplacer il y a déjà une dizaine d'années, est toujours au sol ! La préparation de son lancement, prévu en mars 2021 à bord d'un lanceur Ariane 5 depuis le Centre spatial guyanais, se poursuit.

    Il y a quelques jours, les équipes de la Nasa et celles de Northrop Grumman Space Systems ont testé pour la première fois le déploiement complet du miroir principal du télescope dans une configuration identique à celle qui sera la sienne lorsqu'il sera dans l'espace. Ce test a nécessité l'utilisation d'un équipement particulier de compensation de gravité. Il a été fixé au télescope pour simuler l'environnement sans gravité dans lequel les mécanismes de déploiement des trois parties du miroir devront fonctionner pour former un miroir d'un seul tenant de 6,5 mètres de diamètre.

    Ce miroir sera le plus grand  jamais envoyé dans l'espace. Il est composé de 18 segments hexagonaux. Ce choix s'explique par le fait qu'il est impossible de lancer d'un seul tenant un miroir d'une aussi grande taille. Le plus grand miroir lancé de cette façon a été celui d'Herschel en 2009 (3,5 mètres) et aucun lanceur en service n'a une coiffe capable d'embarquer une charge utile de plus de 6,5 mètres de diamètre, d'où la nécessité de plier le télescope pour le loger dans le lanceur.

    Ce test a été réalisé dans la salle blanche de Northrop Grumman Space Systems à Redondo Beach, en Californie. Il s'agissait du dernier test majeur avant que la Nasa emballe l'observatoire et l'envoi en Guyane, sur son site de lancement.

     

    Le miroir primaire de l'observatoire spatial James Webb, lors d'un test de déploiement en gravité zéro simulée. © Nasa, Sophia Roberts

    Le miroir primaire de l'observatoire spatial James Webb, lors d'un test de déploiement en gravité zéro simulée. © Nasa, Sophia Roberts 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/astronautique-telescope-spatial-james-webb-deploie-premiere-fois-son-miroir-conditions-quasi-reelles-1097/?fbclid=IwAR30RG4DWLlcyS10W9RM99Bw8T2sKBVuDbx65uUCh0bOltsOG7w9tuIZZcw#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 7.04.2020: Actualité de l'astronomie / La comète interstellaire 2I/Borisov s'est fragmentée !

     

    La comète interstellaire 2I/Borisov s'est fragmentée !

     

    la rédaction de Futura

     

     

     

    De récentes observations montrent que le noyau de 2I/Borisov, comète interstellaire découverte en 2019, s'est fragmenté en plusieurs morceaux.

    Depuis sa découverte en 2019, 2I/Borisov a été suivie avec attention par les astronomes. Un sursaut d'activité détecté début mars laissait penser que la comète interstellaire pourrait être en train de se fragmenter. Des observations effectuées fin mars avec Hubble ont permis de confirmer que c'est effectivement le cas.

    Les images continues du télescope spatial Hubble de l’objet interstellaire 2I/Borisov montrent un changement d’aspect distinct. © Jewitt et al. (2020)

    Les images continues du télescope spatial Hubble de l’objet interstellaire 2I/Borisov montrent un changement d’aspect distinct. © Jewitt et al. (2020)  

    Fragmentation du noyau : de découverte en découverte

    Le 2 avril, David Jewitt et ses collègues ont annoncé la découverte d'un fragment situé à 0,1 seconde d'arc du noyau principal, soit 180 kilomètres. Ce fragment, absent des photographies du 23 mars, est visible sur celles des 28 et 30 mars. Qicheng Zhang et ses collègues rapportent le 6 avril que, sur les images obtenues le 3 avril, seul le noyau principal est visible et que le fragment a laissé la place à une structure diffuse.

    Le 3 avril, Bryce T. Bolin et ses collègues révélèrent, pour leur part, avoir repéré un autre fragment situé, lui, à 0,3 seconde d'arc du noyau. Ce fragment, dont la taille est estimée à moins de 100 mètres, n'était pas présent sur les photographies du 24 février mais est visible sur celles des 23, 28 et 30 mars. Il aurait été éjecté le 7 mars, à peu près quand la comète a eu un sursaut de 0,7 magnitude observé depuis le sol. Les observations postérieures au sursaut d'activité montrent par ailleurs deux nouveaux jets.

    Photographies de la comète 2I/Borisov, prises par Hubble le 3 avril. © Nasa/ESA Hubble Space Telescope

    Photographies de la comète 2I/Borisov, prises par Hubble le 3 avril. © Nasa/ESA Hubble Space Telescope 

    Si le premier fragment a été éjecté le 23 mars, sa vitesse par rapport au noyau serait de 0,3 mètre par seconde. La vitesse minimale du second fragment est, elle, estimée à 0,5 mètre par seconde. De telles vitesses de séparation sont typiques pour les comètes du Système solaire se fragmentant et comparables à la vitesse de libération du noyau sub-kilométrique de 2I/Borisov.

    Ces fragments s'ajoutent à ʻOumuamua et au noyau principal de 2I/Borisov, comme autant d'objets interstellaires supplémentaires connus dans le Système solaire.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    La comète interstellaire Borisov serait en train de se fragmenter

    Article de Nathalie Mayer, publié le 20 mars 2020

    Depuis sa découverte en 2019, la comète interstellaire Borisov a beaucoup fait parler d'elle. Aujourd'hui, elle revient sur le devant de la scène avant de tirer sa révérence. Des astronomes pensent en effet qu'elle est sur le point se de désintégrer.

    La comète interstellaire Borisov a été observée pour la première fois fin août 2019 -- même si les astronomes en ont retrouvé, après coup, des images datant de 2018. En décembre dernier, elle était passée à son périhélie, comprenez au point de sa trajectoire le plus proche de notre Soleil. Depuis, elle avait repris la direction des confins de notre Système solaire. Mais des chercheurs de l'université de Cracovie (Pologne) continuent à la suivre. Et ils ont noté récemment, deux augmentations de sa luminosité.

    Dans une note publiée ce 12 mars 2020, ils rapportent « une augmentation totale de luminosité d'environ 0,7 magnitude entre le 4 et le 9 mars ». Le résultat, semble-t-il, de deux explosions cométaires. « Ce comportement est fortement indicatif d'une fragmentation continue du noyau », remarquent les chercheurs.

    Les augmentations de luminosité observées par les chercheurs de l’université de Cracovie (Pologne) avaient été annoncées comme les signes d’une prochaine désintégration de la comète interstellaire Borisov. Ici, deux photos de l’objet prises en fin d’année dernière par le télescope spatial Hubble. © Nasa, ESA, D. Jewitt (UCLA)

    Les augmentations de luminosité observées par les chercheurs de l’université de Cracovie (Pologne) avaient été annoncées comme les signes d’une prochaine désintégration de la comète interstellaire Borisov. Ici, deux photos de l’objet prises en fin d’année dernière par le télescope spatial Hubble. © Nasa, ESA, D. Jewitt (UCLA) 

    En apprendre plus sur la comète interstellaire Borisov

    Le phénomène, toutefois, n'étonne pas réellement les astronomes. Les analyses qu'ils ont pu mener classaient en effet la comète interstellaire Borisov dans la catégorie des comètes à longue période. Or, il est connu que les comètes de ce type sont jusqu'à dix fois plus susceptibles de se désintégrer que les comètes dont la période orbitale n'excède pas les 200 ans. La raison probable : une résistance structurelle plus faible mise à l'épreuve par leur passage à proximité du Soleil ou, en l'occurrence, d'autres étoiles.

    Et finalement, cette désintégration progressive apporte aux astronomes de nouvelles informations relatives à la composition chimique du cœur de la comète interstellaire Borisov. Une occasion de déterminer à quel point cet objet est semblable ou différent de ceux qui sont originaires de notre Système solaire. Voire de découvrir si les ingrédients nécessaires à l'émergence de la vie sont communs dans la Voie lactée.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-interstellaire-comete-interstellaire-2i-borisov-fragmentee-80210/?fbclid=IwAR3F89Ld_Lq2K_5gbLWUHBGuL5pqMJbancJJgFZwK2Bxq62y0Q5BNEuEbPk#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 7.04.2020: Actualité de l'astronomie / Mars Helicopter : la genèse du premier engin volant dans l'atmosphère de Mars.

    Mars Helicopter : la genèse du premier engin volant dans l'atmosphère de Mars

     

    la rédaction de Futura

     

    Nous avons déjà marché sur la Lune et roulé sur Mars. En 2021, nous pourrions bien franchir un nouveau cap en faisant voler un hélicoptère au-dessus de la Planète rouge. Bob Balaram, père du Mars Helicopter, raconte la genèse de cet étonnant engin.

     

    Le Mars Helicopter est et demeurera probablement l'une des promesses les plus étonnantes du domaine spatial pour cette nouvelle décennie. Accompagné du rover Persévérance, cet hélicoptère robotique devrait quitter le sol terrien en juillet 2020 pour rejoindre la Planète rouge aux alentours de février 2021. Pour Bob Balaram, ingénieur en chef et père du projet, c'est un pas de plus dans sa carrière dévouée à l'exploration martienne.

    Bob Balaram : enfant de la conquête spatiale

    Dans les années 1960, l'oncle de Bob Balaram rédige une lettre au Consulat des États-Unis afin d'obtenir des informations sur l'exploration spatiale et plus particulièrement sur cette nouvelle agence que l'on appelle la Nasa (créée en 1958). Il reçoit en retour une enveloppe volumineuse, remplie de brochures qui captiveront instantanément l'imagination du jeune Bob. Quelques années plus tard, ce dernier est accroché à son poste de radio, diffusant en direct les nouvelles du premier pas sur la Lune.

    Après un cursus en ingénierie mécanique et en informatique, Bob Balaram intègre la Nasa pour y rester. Au cours de ses 35 ans de carrière, le technologue en robotique a déjà participé à la conception de plusieurs bras robotiques, de prototypes de rovers martiens, au développement d'un ballon destiné à explorer Vénus, et a même temporairement supervisé la création du système de simulation d'atterrissage martien pour la mission Mars Science Laboratory (MSL).

    De gauche à droite, Bob Balaram, MiMi Aung et Teddy Tzanetos durant un test en vol. © Nasa, JHL-Caltech

    De gauche à droite, Bob Balaram, MiMi Aung et Teddy Tzanetos durant un test en vol. © Nasa, JHL-Caltech 

    Des micro-drones au Mars Helicopter

    Lors d'une conférence donnée par le chercheur Ilan Kroo dans les années 1990, Balaram entend et découvre le « mésicoptère », l'un des tout premiers drones miniatures de l'Histoire. Il se demande si une telle technologie pourrait être employée à la surface de Mars et rédige un projet de recherche. Ce dernier devra attendre 15 ans sur les étagères avant d'être déterré par le directeur du Jet Propulsion Laboratory de l'époque, Charles Elachi. Une nouvelle demande de financement est rédigée et, après quelques rebondissements, le projet reçoit le feu vert de la Nasa.

    Néanmoins, les défis ne font que commencer pour Balaram et son équipe. Comment faire voler un hélicoptère sur une planète dont l'atmosphère est 99 % moins dense que celle de la Terre ? Comment s'assurer que l'appareil reste léger tout en incluant le poids des batteries et de la radio ? Ensemble, ils parviennent à concevoir un appareil pesant à peine plus d'1,8 kg, doté de deux hélices de 1,20 mètre de diamètre tournant à l'inverse l'une de l'autre. Les compétences de l'appareil sont par la suite mises à l'épreuve grâce à des tests en chambre à vide, reproduisant au plus proche les conditions atmosphériques martiennes.

    Une nouvelle conquête de l'air... dans l'espace

    Environ deux mois et demi après son atterrissage dans le cratère martien Jezero, le Mars Helicopter aura 30 jours pour faire ses preuves. Durant cette période, l'équipe mènera une série de tests techniques avant d'initier la première tentative de vol martien. Si cette dernière réussit, « [ce sera] comme un moment à la frères Wright, sur une autre planète », s'enthousiasme Balaram, et le début d'une nouvelle ère d'exploration planétaire.

    Malgré les enjeux importants qu'implique le projet et le risque d'échec non négligeable, le père du Mars Helicopter semble relativement serein : « Nous avons rencontré une crise par semaine au cours des six dernières années, confie-t-il, J'ai l'habitude. » Rendez-vous, si tout se passe bien, en 2021 pour assister à ce nouveau premier pas de l'Homme dans les airs et dans l'espace.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exploration-spatiale-mars-helicopter-genese-premier-engin-volant-atmosphere-mars-80389/?fbclid=IwAR2oc6K1HIFR7iOswBIm9OEbIjHbODrlcxwmdjBuc0M_0rk6ibXkGY7L54A#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura