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  • Météorologie en générale/La formation des nuages et les differents types de nuages

    Un nuage est formé d'une multitude de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère. Son aspect est fonction de la nature, de la taille et de la répartition des particules qui le composent, ainsi que de la lumière qui l'éclaire. Parfois, il nous apparaît blanc, presque transparent ou éclatant comme la neige, ou à l'inverse gris, voire noir et menaçant.

    À l'intérieur d'un nuage, les particules sont sans cesse en mouvement. Elles fusionnent, fondent, s'évaporent, se subliment pour mieux condenser ou geler à nouveau.

    Cumulus humilis 
    Cumulus humilis © Météo-France / Michel Hontarrède

    À regarder un nuage de beau temps flottant dans le ciel, on l'imagine volontiers léger comme une plume. Il n'en est rien ! Un simple cumulus dont les dimensions atteignent facilement 1 km3 a une masse de plus d'un million de tonnes : 500 tonnes d'eau liquide ou de glace, 10 000 tonnes de vapeur d'eau, le reste étant de l'air sec. Ainsi, même si les nuages semblent compacts, ils sont pour l'essentiel composés d'air humide. Les particules d'eau liquide ou solide – grâce auxquelles on voit les nuages – représentent à peine un millionième de leur volume, tout au plus quelques millièmes de leur masse totale.

    Sur 
    les images satellites on observe la présence des nuages dans l'atmosphère partout autour de la Terre. Ces images permettent de distinguer les divers nuages, de suivre leur évolution et donc celle du temps qu'il fait.

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  • LE 9.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/Tempête Ciara : bilan, dégâts, transports perturbés.

    Tempête Ciara : bilan, dégâts, transports perturbés, le point en temps réel

    Vols annulés, matches de foot reportés : la tempête Ciara soufflait dimanche sur le nord-ouest de l’Europe et le nord de la France, faisant craindre dégâts, inondations, et coupures de courant.

     

     Wimereux (Pas-de-Calais), ce 9 février. En France, où le Nord est particulièrement exposé, 42 départements ont été placés en vigilance orange.

    Wimereux (Pas-de-Calais), ce 9 février. En France, où le Nord est particulièrement exposé, 42 départements ont été placés en vigilance orange. Denis Charlet/AFP

     

    Par Ch. G et L.G.

    Le 9 février 2020 à 16h02, modifié le 9 février 2020 à 21h31

    Voici ce qu'il faut savoir sur la tempête Ciara :

    • La tempête Ciara balaye l’Europe du Nord et notamment la France ce dimanche. Les vents les plus puissants sont attendus dans la soirée et dans la nuit de dimanche à lundi.
    • 42 départements de la partie nord du pays, ainsi que la Corse, ont été placés en vigilance orange. Les habitants ont été priés d’éviter les régions boisées, le littoral et les sorties en mer.
    • Des rafales de vents ont été enregistrées à 161 km/h ce dimanche dans la Manche. Des rafales à plus de 100 km/h ont été relevées dans différentes régions.
    • Le trafic des trains sera totalement interrompu dans la région Hauts-de-France à 20 heures à l’exception de TGV et pourrait être perturbé en Île-de-France. En Europe, plusieurs dizaines de vols ont été annulés. La circulation des ferries dans la Manche a été interrompue.
    • Ce dimanche après-midi, un quadragénaire est mort à Drancy en chutant de sa trottinette. Son décès pourrait être lié à une forte rafale de vent qui aurait pu causer l’accident.

    LES ALERTES MÉTÉO : 42 départements en vigilance orange

    Météo France a placé 42 départements de la partie nord du pays en vigilance orange (niveau 3 sur 4) en raison de la violence des vents. La Corse vient aussi d'être placée en vigilance orange. En descendant jusqu'au Massif central, les Alpes-Maritimes et la Gironde, tous les départements sont en vigilance jaune (niveau 2 sur 4) pour le même motif.

    LIRE AUSSI > Vagues, arbres arrachés, avions ballottés… La tempête Ciara en images

    En raison de la violence des vents et des forts coefficients de marée, le littoral est aussi en alerte au risque de vagues submersives, depuis l'estuaire de la Loire jusqu'aux plages du Nord.

     

    Météo France

    Météo France  

    À l'étranger, l'Angleterre, l'Irlande, le Pays de Galles sont entièrement en vigilance orange.

    LA PUISSANCE DU PHÉNOMÈNE : jusqu'à 160 km/h

    Météo France anticipe des rafales allant de 100 km/h à 130 km/h dans les zones en alerte à l'intérieur des terres, plus encore en bord de mer. C'est dans la soirée et dans la nuit que les vents seront les plus puissants. Ciara s'éloignera progressivement en fin de nuit de dimanche à lundi en faiblissant d'abord à l'Ouest. Lundi, les Alpes et la Corse seront frappées par des vents violents.

    Ce dimanche après-midi, des rafales à plus de 100 km/h ont été relevées dans différentes régions. Keraunos, l'observatoire français des tornades et orages violents, a relevé jusqu'à 161 km/h dans la Manche, à Barfleur.

     
    Cette carte permet de visualiser la puissance et la localisation des rafales attendues ces prochaines heures.
     
     

    LE BILAN ET LES DÉGATS : la SNSM dénonce des comportements « inconscients »

    Pour l'heure, aucune victime n'a été officiellement recensée en France. Le décès d'un quadragénaire, ce dimanche après-midi, interroge. Il est mort en chutant de sa trottinette, à Drancy. Il a heurté violemment le sol, subissant un choc à la tête. L'hypothèse d'une forte rafale à l'origine de la chute est envisagée par les secours.

    Les sauveteurs en mer bénévoles de Calais ont dénoncé dimanche des comportements « inconscients » de la part de « véliplanchistes et amateurs de sport de glisse », sortis en mer malgré la tempête et les multiples appels à la prudence.

     

     

     

    SOURCES LE PARISIEN

  • Evénements marquant météorologiques mémorial/ Février 2012 : la dernière grande vague de froid en France

     

     

    Il y a 8 ans exactement se produisait la dernière grande vague de froid majeure en France. Celle-ci a duré 13 jours, du 1er au 13 février 2012, et a été accompagnée de neige abondante. Retour sur cet événement historique.

     

    La vague de froid qui a concerné la France au cours de ce début février 2012 a duré 13 jours (du 1er au 13 février). Elle a été de forte intensité, généralisée même si la Bretagne a été moins touchée que les autres régions. Elle vient en 5ème position des vagues de froid les plus intenses de ces 50 dernières années, loin derrière 1956, 1963, 1985 et 1987 et juste devant la vague de froid de janvier 1997.

    L'anticyclone puissant qui s'est maintenu pendant deux semaines de la Russie au nord de la France a favorisé la circulation d'un air glacial sur notre pays, le fameux "Moscou-Paris". Ainsi on a pu enregistrer des températures souvent inférieures à -10°C la nuit et inférieures à 0°C le jour sur de très nombreuses régions.

    Voici l'actualité que nous avions traîtée à l'époque :

    Des températures minimales parfois proches des -20°C 

    Les régions qui ont été enneigées ont connu des températures minimales particulièrement basses lors des nuits calmes et dégagées. En plaine les -20°C ont été approchés ou atteints sur Reims, Mulhouse et Grenoble. En Île-de-France, on a relevé jusqu'à -18,7°C à Orgerus (78) alors que dans le sud, on relevait -14°C dans les Landes et -13°C à Toulouse.

    Ce froid n'a pas non plus épargné le littoral atlantique ni les rivages de la Méditerranée avec -10°C relevés à Montpellier ainsi qu'au Castellet (83) et même -12°C dans le nord de Marseille. 

    Plusieurs jours sans dégel 

    Outre les températures minimales très basses relevées, cette vague de froid s'est accompagnée d'un épisode de plus de 10 jours consécutifs sans dégel entre la Normandie, la région parisienne (Paris excepté), le Limousin et jusqu'aux frontières de l'Est. De nombreux lacs ou étangs ont gelé (étangs de Sologne, lacs du bois de Vincennes à Paris entre autres...) jusque sur les régions méditerranéennes (étang de Thau, du Baccarès, ce qui n'était plus arrivé depuis la vague de froid de janvier 1985). Des rivières ou cours se sont trouvés totalement englacés (l'Ill à Strasbourg) ou en partie gelés (la Loire à Orléans). 

    Quelques températures moyennes relevées entre le 1er et le 13 février 

    Ajaccio : 4,5°C (moyenne +9°C) Bordeaux : -2,3°C (moyenne +7°C) Bourges : -4,7°C (moyenne + 5°C) Clermont Ferrand : -7°C (moyenne +4°C) Lille : -4,6°C (moyenne février +3°C) Lyon : -5,5°C (moyenne 5°C) Nice : 4,3°C (moyenne +9°C) Paris : -3,0°C (moyenne +5°C) Perpignan : 1,4°C (moyenne +8°C) Rennes : -0,6°C (moyenne +6°C) Strasbourg : -7,7°C (moyenne +2°C) Toulouse : -3,5°C (moyenne +6°C)

    D'une manière générale, durant cette vague de froid, les températures ont accusé un déficit de -8 à -10°C par rapport aux moyennes avec des valeurs fortement négatives. Seule exception notable, la pointe bretonne (Brest) où le déficit a été plus raisonnable, de l'ordre de -3°C . 

    Un ensoleillement largement excédentaire, un peu de neige à l'ouest et au sud 

    L'autre paramètre remarquable de cette vague de froid intense est le niveau d'ensoleillement très largement excédentaire qui a prédominé sur les 3/4 du territoire, grâce à une flux d'origine très continentale, qui a contribué à assécher la masse d'air et à limiter l'apparition et la persistance des nuages bas.

    L'ensoleillement s'est élevé à 70 heures sur Lille, Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Lyon, Paris sur les 10 premiers jours du mois, soit une moyenne de 7 heures par jour pour une durée du jour de 9h.

    Une pluviométrie très largement déficitaire 

    Au cours de cette vague de froid, malgré les chutes de neige, la pluviométrie a été largement déficitaire de l'ordre de 1 à 5 mm sur les 4/5ièmes du territoire. Un premier épisode neigeux a concerné les 30 et 31 janvier les régions s'étendant des Pays-de-la-Loire et du Poitou au centre-est avec 6 cm à Laval, 8 cm à Poitiers, 12 cm à Clermont-Ferrand et 15 cm à Chambéry. Un deuxième épisode neigeux s'est produit une semaine après, le dimanche 5 février depuis la Normandie et le Pas-de-Calais jusqu'aux plaines du sud-ouest : 10 cm à Rouen, 8 cm à Chartres et Toulouse.

    Dans l'extrême Sud-est, plusieurs chutes de neige ont affecté la Provence et la Corse avec 3 jours de neige et 5 cm à Toulon ou bien encore Marseille et jusqu'à 21 cm de neige sur la côte orientale de la Corse à Alistro le 11 février. Les régions s'etendant de la Champagne et de l'est parisien à la Bourgogne ont été les plus épargnées. 

    Une vague de froid assez exceptionnelle 

    Cette vague de froid a été assez exceptionnelle d'autant qu'elle était survenue après un début d'hiver historiquement doux. On peut comparer et situer cette vague de froid à celle qui a touché la France en janvier 1987 ou février 1991, de par son intensité et surtout son étendue. Elle se situe néanmoins loin derrière le terrible février 1956, où la vague de froid avait duré tout le mois et donné lieu à plusieurs tempêtes de neige, et à des températures glaciales, jusqu'à -20°C à Toulouse par exemple.

     

     

     

    SOURES CHAINE METEO

  • LE 5.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Pourquoi l'hiver n'arrive pas à s'installer ?

     

     

    En ce début de mois de février, l'hiver n'a toujours pas réussi à s'installer sur la France, en dehors de quelques jours de temps froid entre le 20 et le 25 janvier. Depuis le début de l'hiver météorologique (1er décembre), le nombre de jours de gel se compte sur les doigts d'une main et la neige est aux abonnés absents en plaine.

    Après deux mois très doux avec un excédent de température de +2,4°C en décembre et +2,1°C en janvier, le mois de février a débuté sous une douceur exceptionnelle sous l'influence de remontées d'air subtropical. De très nombreux records de douceur décadaires ont été battus sur une large moitié sud du pays :

    - 20,5°C à Lyon - 23°C à Montpellier - 25,4°C à Dax - 26,6°C à Biarritz.

    Entre le Var et la Corse ce sont des records mensuels de douceur qui ont été battus avec jusqu'à 27°C observé à Seillans (83). A noter aussi de nombreux records de douceur nocturne avec un incroyable 18°C de température minimale observé le 3 février à Calvi.

    Sur l'ensemble de ces deux mois de décembre et janvier, l'excédent est proche de +2,3°C ce qui place ce bimestre au 2ème rang des plus doux en France, après les mois de décembre-janvier 2015-2016 où l'excédent avait atteint +3°C.

     

    Pourquoi un hiver aussi doux en France ?

    Depuis le début de l'hiver météorologique, les flux de sud-ouest perturbés dominent avec des dépressions qui circulent fréquemment entre les îles Britanniques et la Scandinavie, véhiculant de l'air doux océanique sur notre pays. Les températures sont donc restées la plupart du temps au-dessus des normales de saison. 

    L'air froid est resté concentré au niveau des hautes latitudes (vortex polaire sur la zone arctique) et n'a pas réussi à descendre sur le continent européen du fait de la persistance d'un puissant courant jet aux latitudes moyennes. Le seul point positif concerne la zone arctique avec une reconstitution de la banquise qui atteint une extension qui n'avait pas été vue depuis 15 ans.

    Au mois de janvier, un puissant anticyclone s'est installé entre les îles Britanniques, le nord de la France et l'Europe Centrale avec des pressions très élevées. Un record national de hautes pressions a même été battu à Abbeville avec 1049,7hPa (ancien record de 1048,9 à la pointe de Chemoulin). Cet anticyclone a apporté quelques jours de temps froid, mais les gelées sont restées modérées (0 à -5°C en général) en plaine. Cet air froid dans les basses couches de l'atmosphère était même surmonté d'air plus doux en altitude. Pour avoir de fortes gelées, il aurait fallu que l'anticyclone soit positionné sur la Scandinavie en s'étendant vers la France pour advecter de l'air très froid continental (le fameux Moscou-Paris).

    Pas de neige en plaine et très peu à basse altitude en montagne

    Les hivers sans neige en plaine ne sont pas rares sur les 3/4 de la France, mais cette année même les régions du nord-est plus habituées à la neige (Ardennes, plateaux de Lorraine et de Franche-Comté) n'ont quasiment pas vu de flocons. La neige peine à se montrer dans les stations du Massif central, des Vosges et du Jura où cette saison est la moins enneigée depuis une dizaine d'années. C'est le plus souvent à partir de 1500 mètres que les chutes de neige se sont montrées plus fréquentes. Les grandes stations des Alpes et des Pyrénées bénéficient donc d'un enneigement plus satisfaisant, même si le gros redoux de ces derniers jours a bien entamé le manteau neigeux avec un lessivage lié à la pluie qui est tombée jusqu'à 2400 mètres dimanche 2 février sur les Alpes.

    A quand faut-il remonter pour retrouver un hiver aussi doux ?

    L'hiver le plus doux observé en France depuis 1900 est l'hiver 2015-2016 où l'on avait enregistré une température moyennée sur la France excédentaire de +2,6°C à la normale calculée sur la période 1981-2010. Le mois de décembre 2015 avait été le plus chaud jamais enregistré en France avec un excédent de +3,9°C. Janvier et février avaient été aussi très doux avec de nombreux records de douceur battus et peu de gelées en plaine.

    Le froid va-t-il s'installer en février ?

    La tendance météo pour ces prochaines semaines ne semble pas indiquer l'installation d'un temps froid. Après quelques jours de conditions anticycloniques avec des températures de saison, le flux océanique va reprendre ses droits la semaine prochaine avec un temps agité et perturbé : les températures vont à nouveau repasser au-dessus des normales de saison. Ce temps perturbé pourrait persister 8 à 10 jours avant le retour éventuel d'un temps plus calme et sec pour la fin du mois de février. Les températures pourraient alors perdre quelques degrés, mais avec un froid qui resterait modéré. Avec une telle situation, cet hiver est donc bien parti pour se situer en 2e position des hivers les plus doux depuis 1900.  

     

     

    SOURES CHAINE METEO