Evénements marquant météorologiques memorial

Retrouvez nos événements marquant météorologiques memorial

 

Météorologie en general

 

  • Le 15.10.2017 VIDÉOS - Il y a 30 ans ans, le passage d'un ouragan en Bretagne

    15 personnes ont perdu la vie après le passage de la tempête en Bretagne

     

    15 personnes ont perdu la vie après le passage de la tempête en Bretagne 

     

    Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987, une tempête d'une violence inouïe balayait la Bretagne. Des rafales de vent jusqu'à 216 km/h ont été enregistrées à la pointe du Raz, dans le Finistère. Quinze personnes sont tuées et les dégâts matériels s'élèvent à 3,5 milliards d'euros.

    Le 15 octobre 1987, une première dépression passe du côté de Ouessant et ne donne que quelques rafales de vent. Dans la foulée de cette dépression, une seconde se forme à l'arrière, au large du golfe de Gascogne, et se dirige vers la Bretagne. Dans la nuit, elle frappe la Bretagne avec des rafales jusqu'à 216 km/h enregistrées à la pointe du Raz.

    "Un phénomène qui n'est pas rare"

     

    Ce jour-là, la télévision publique, FR3 Rennes, propose à ses téléspectateurs un reportage avant l'arrivée de la tempête. Mais personne ne sait alors à quel point les dommages seront importants. Claude Fons, du centre départemental Brest-Guipavas de météorologie nationale, interrogé dans le reportage ci-dessous, explique que ce phénomène n'est "pas inhabituel". "Dans la deuxième quinzaine d'octobre, on rentre de plein pied dans des situations qui ont une tendance beaucoup plus hivernale. [...] A cette époque de l'année, sans être très fréquent, c'est un phénomène qui n'est pas rare".

     

     

    Au petit matin, les dégâts sont énormes. Le paysage est "dantesque", raconte Emmanuel Yvon, journaliste à FR3 Rennes. Bâtiments, établissements scolaires, routes, forêts, ports, agriculture... Les dommages sont considérables et se chiffrent à 23 milliards de francs (3,5 milliards d'euros). Quinze personnes sont mortes. Un quart des forêts bretonnes sont détruites et 1,25 million de foyers sont privés d'électricité. Sur les bord de mer, de nombreux bateaux ont coulé ou se sont échoués. Plusieurs clochers d'églises n'ont pas résisté au passage de la tempête. L'église de Concarneau sera fermée puis démolie quelques années plus tard.

    15 morts et 23 milliards de francs de dégâts

     

     

    La tempête a aussi durement touché la Normandie, et plus encore l'Angleterre. En Bretagne, les quatre départements sont concernés. Dans les Côtes d'Armor (département alors appelé Côtes du Nord), les dégâts s'élèvent à 4 milliards de francs (764 millions d'euros). Saint-Brieuc en particulier, a subi de très nombreux dommages. Dans le Morbihan, les cours d'eau sont très abîmés, la facture s'élève à 2,6 milliards de francs (près de 400 millions d'euros). La note est lourde aussi dans le Finistère, où les dégâts se chiffrent à 2 milliards de francs (un peu plus de 300 millions d'euros). L'Ille-et-Vilaine est le département le moins touché, mais pour l'agriculture, les dégâts s'élèvent à 100 millions de francs (20 millions d'euros).

    Lire la suite

  • Le 1.10.2017 Retour sur les intempéries : inondations en cours à Saint-Gilles dans le Gard un ans après jours pour jours

    La commune de Saint-Gilles, dans le Gard, est sous l'eau. Un orage stationnaire s'est formé au dessus de la ville et provoqué des inondations. Les images sont assez impressionnantes.

    C' étais le 1.10.2016

     

    Que c'est il passé exactement ce jours la?

     

    Un orage stationnaire s’est formé au dessus de Saint-Gilles. Des inondations sont en cours et la circulation est très difficile notamment dans le centre-ville. Météo Languedoc estime qu'il est tombé 90 mm de pluie en 1 heure et entre 100 et 150mm en 24 heures. Evitez tout déplacement dans la mesure du possible.

     

    Axes routiers et voitures inondés


    Peu après 19h00, l'orage était en direction des Bouches-du-Rhône, indique Météo Languedoc. De nombreux axes routiers ont été inondés et plusieurs véhicules ont été noyés dans la commune.

     

    Video d un orage violent de cette aprés midi a St Gilles gard 30

     

    RETOUR EN VIDEOS DE CETTE JOURNEE DU 1.10.2016

     

     

    Inondation suite a un gros orages stationnaire a ST GILLES GARD 30

     

     

    Un orage s’est formé au-dessus de la ville de Saint-Gilles, dans le Languedoc-Roussillon. La commune est donc sous l’eau depuis le 1er octobre.


    Les orages continuent de frapper le département du Gard. Et ce mal
    gré la levée de la vigilance orange de Météo France. Une ville est particulièrement touchée : Saint-Gilles. Selon France 3 – Languedoc Roussillon, depuis samedi 1er octobre, un orage stationnaire s’est formé au-dessus de la commune et provoque de nombreuses inondations. La circulation est devenue très difficile, voire impossible, notamment dans le centre-ville. 

     

    Selon les estimations de Météo Languedoc, 90 millimètres de pluie sont tombées en une heure, et entre 100 et 150 millimètres sont tombées lors des dernières 24 heures. Sur les images impressionnantes diffusées sur le compte Twitter du site local de prévisions, il est possible de voir des torrents d’eau couper la circulation sur plusieurs axes de la ville, la pluie se mêlant à la terre. Certains habitants bravant l’orage se retrouvent avec de l’eau leur arrivant jusqu’aux cuisses.

     

    L'orage se déplace

     

    Samedi 1er octobre, peu après 19 heures, l’orage allait en direction des Bouches-du-Rhône, indiquaient les sources météo locales. Plusieurs axes routiers ont donc été inondés et des véhicules de la commune ont été noyés. De nouvelles averses sont prévues dans la nuit de dimanche 2 à lundi 3 octobre, sans toutefois être aussi importantes.

     

     

     

     

     

     

    Lire la suite

  • Enorme inondation à Vaison la Romaine le 22 Septembre 1992 il y à 25 ans

    L'inondation de Vaison-la-Romaine en septembre 1992 est un phénomène de submersion, dû à de forts cumuls de pluie, qui s'est produit les lundi 21 et mardi  à Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse. Elle a causé 47 morts et 34 disparus, dans quatre communes.

     

    Historique

     

    Les inondations de Vaison-la-Romaine sont dues à un phénomène météorologique de grande envergure, sur la région sud-est de la France, touchant plusieurs départements : le , de fortes pluies se déversent sur les départements de l'Hérault, du Gard, de la Lozère et de l'Ardèche, notamment sur les montagnes cévenoles. La commune du Caylar reçoit 448 mmde précipitations en 24 heures, ce qui reste un record pour le département de l'Hérault1. Ces pluies font suite à une météorologie au-dessus des normes pour la région, la moyenne des températures ayant été supérieure aux températures normales, doublée d'une zone de basse pression dans le golfe de Gascogne2.

    Le lendemain, les pluies continuent sur le Gard notamment en matinée où les régions de Sommières et Nîmes sont balayées par un bref et violent orage accompagné de violentes rafales de vent ainsi qu'une partie de l'Ardèche, puis le front pluvieux traverse le Rhône, pour toucher les départements du Vaucluse et de la Drôme1. Les averses du 22 septembre sont la résultante d'un front orageux de flux ouest/est bloqué sur le flanc ouest du mont Ventoux à partir de l'après midi 3. La commune d'Orange, au nord-ouest du département du Vaucluse, reçoit 51 mm de cumul de pluies, celle de Carpentras, au sud des Dentelles de Montmirail, 212 mm.

     

    Chronologie des évènements

     

     

     

    Le premier bulletin d'alerte de Météo-France, auprès du Ministère de l'intérieur, puis des autorités locales, date du . Le soir même, le préfet de Vaucluse relaye cet état d'alerte, pour la mise en place des services de sécurité et protection4.

    Le , deux autres messages de Météo France à Marignane, en fin de nuit et début de matinée, confirment l'alerte, en annonçant des orages d'une rare violence. Malgré tout, la pluie, alors forte sur Vaison-la-Romaine en milieu de matinée, cesse vers midi. Les services de secours de la ville doivent faire face à plusieurs difficultés : les évènements se déroulent un mardi, jour de marché hebdomadaire, et d'affluence accrue ; les demandes d'évacuation faites auprès des clients et touristes (alors nombreux en cette fin de saison estivale) du camping municipal, situé en amont du pont romain, n'ont que peu d'effet4. La première averse, modérée (17,8 mm) est tombée entre 10 heures et midi. Elle fut suivie, en début d'après midi, d'une seconde beaucoup plus violente (182,7 mm) qui dura jusqu'à 15 h 153.

    Les instituteurs de l'école Jules Ferry, alors située près du cours de l'Ouvèze, mettent en sécurité les élèves, au premier étage du bâtiment le plus éloigné de la rivière4. Le cumul de pluies, à Entrechaux, est de 300 mm (300 litres d'eau au mètre carré) en six heures (peut-être un peu plus localement...). À titre de comparaison, la moyenne annuelle de précipitations, à Paris, est de 637 mm. Durant cet évènement météorologique, près de 1 320 km2 ont reçu plus de 100 mm de précipitations5. L'orage, d’une violence inouïe, stagne sur les pentes du mont Ventoux pendant plusieurs heures. Il déverse 215 mm d'eau à Malaucène, 179 mm à Vaison, et 143 mm à Buis-les-Baronnies 6. Les fortes pluies en amont de Vaison-la-Romaine sont telles, qu'une coulée de boue, d'environ 50 cm, envahit et recouvre complètement le camping municipal vers 15h00. Une hauteur d'eau de 10 cm recouvre déjà les rues de la ville basse4.

    Camping À Cœur Joie au nord de Vaison emporté le 22 septembre 1992

    L'Ouvèze redevenue étale le 24 septembre 1992 à Vaison-la-Romaine

    Les premières nouvelles arrivent, il y a des morts au camping du Moulin de César7. La partie réservée au camping associatif À cœur joie — 450 emplacements — a été emportée. On apprend qu'il y a de nombreuses victimes au lotissement du quartier Théos, situé sur la rive droite, qui a été submergé par les flots6.

    Dans le même temps, un torrent de boue balaye le camping municipal, emportant tout sur son passage : caravanes, véhicules et campeurs. Dans les minutes qui suivent, au niveau du pont romain, dont le tablier se situe à moins d'une vingtaine de mètres de la normale de la rivière, l'eau atteint 17 mètres, soit 15 de plus que son cours normal4. Les images de caravanes s'écrasant contre le pont romain se gravent dans les mémoires8. La caserne des pompiers, située près du lit de l'Ouvèze, se trouve alors inondée, bâtiment, comme matériel de secours. Le Plan ORSEC est déclenché à 17 h 0. La décrue ne commença qu'après 22 heures4.

     

    Une crue centennale

     

     

     

    Inondation du 22 septembre 1992 à Sarrians

    Plus tard, on apprit que le même phénomène s'était déjà produit, au moins une fois, à Vaison. Dans les archives municipales de la ville, est transcrite une délibération datée d’août 1616 indiquant que « le conseil de ville devait faire réparer le parapet du pont romain détruit par une inondation qui avait aussi emporté plusieurs maisons ». Il n'est fait état d'aucune victime. Au xviie siècle, les Vaisonnais vivaient dans la ville haute, et autour de la cathédrale, recouvrant les ruines de l'antique Vasio, il n’y avait que des jardins6.

    Des études scientifiques ont été faites sur la crue centenale de 1992. Elles donnent les raisons de l'importance des dégâts. Dans le secteur du torrent de la Salette, affluent du Brégoux, lui-même affluent de l'Ouvèze, au cœur des Dentelles de Montmirail, il est tombé 200,5 millimètres de pluie en l'espace de cinq heures. Les chiffres sont connus grâce à la station des Bernardins, à Beaumes-de-Venise. Ce qui a représenté un volume de 4,2 millions de mètres cubes d'eau tombée dans le bassin versant de ce torrent qui a une superficie de seulement 28 km23.

    L'Ouvèze est une rivière de 123 km, prenant sa source à Montauban-sur-l'Ouvèze, dans le département de la Drôme, et se jetant dans le Rhône, à Sorgues, après avoir arrosé 28 communes. De nombreux cours d'eau sont confluents de l'Ouvèze, notamment le Toulourenc, entre Mollans-sur-Ouvèze et Entrechaux9. Sur les 820 km2 du bassin versant de l'Ouvèze, 580 km2 se situe en amont de Vaison-la-Romaine

     

    Le bilan

     

    220px vaison la romaine

     

    Cette tragédie du 22 septembre causa la mort de plus de 40 personnes qui furent emportés par l'Ouvèze ou ses affluents6. Le chiffre des victimes avancé le plus généralement fait état de 46 morts8, plus un à Beaumes-de-Venise, régulièrement oublié des statistiques3. Trente-huit personnes ont perdu la vie ce jour-là dans le Haut-Vaucluse, dont 34 à Vaison-la-Romaine10. Parmi elles, quinze habitants du lotissement Theos6 et onze résidents, au moins, du camping du Moulin de César7. Cette crue hors norme frappa de nombreux villages en aval de Vaison, causant aussi des morts : trois à Séguret10; un vieil agriculteur parti chercher sa vache à Gigondas, elle fut retrouvée vivante6 ; quatre campeurs emportés par les flots du Brégoux à Aubignan10; un piéton qui voulut traverser le pont emporté par la crue de la Salette à Beaumes-de-Venise3 ainsi que quatre disparus dont un bébé de six mois10. Neuf mois après, en 1993, un corps a été retrouvé sur la commune de Roaix par un pompier maître-chien de Vaison6.

    Sans le courage d'un pompier qui sauva 36 personnes avec une barque d’emprunt, le bilan des décès aurait été beaucoup plus lourd. La décrue amorcée, le matin du 23 septembre, les tractopelles et les camions purent s'activer dans les rues pour évacuer les carcasses de véhicules recouvertes du limon de la rivière et tous les déchets qu'elle avait transportés. Pour éviter tout pillage le secteur inondé fut bouclé par l'armée, les militaires surveillant les entrées de la ville et des principaux villages touchés et patrouillant devant les maisons6.

    Au cours des cinq premières années qui suivirent la catastrophe, l'enquête s'enlisa. Seul fut mis en cause, en 1995, le préfet de Vaucluse qui exerçait en 1965. Le juge clôtura son instruction au début de l'année 1998, après avoir ordonné de nouvelles investigations sur les études réalisées pour les permis de construire7. Celles-ci « ont clairement mis en cause le bétonnage systématique des zones à risques, en particulier des bassins naturels d'expansion des fleuves et rivières ». En dépit de ce constat, les professionnels de l'immobilier continuèrent à vouloir construire dans ces zones11. Certains rescapés à Vaison ont pu réaménager au clos d'Ariston, un terrain acheté et viabilisé par la commune. Peu d'entre eux ont quitté la ville, puisque les assurances les ayant bien remboursé, d'autres ont pu acheter de l'ancien7.

     

     

×