Météorologie en générale

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  • Météorologie en générale/ DEFINITIONS: Météo et Santé Vagues de chaleur et canicules

    Météorologie en générale/ DEFINITION:Météo et Santé  Vagues de chaleur et canicules

     

     

    La canicule à Paris le 26 juillet 2012

     

    Une canicule, c'est un épisode de températures élevées pendant plusieurs jours consécutifs, de jour comme de nuit. Pourquoi ce phénomène ? Quels dangers
    représente-t-il ? En quoi consiste le plan canicule ?

    Notre dossier pour tout comprendre.

     

    Vague de chaleur ou canicule ? Définitions

     

     

     

    Quand parle-t-on de "vague de chaleur" ?

    On parle de vague de chaleur lorsqu'on observe des températures anormalement élevées pendant plusieurs jours consécutifs. Il n'existe pas de définition universelle du phénomène : les niveaux de température et la durée de l'épisode qui permettent de le caractériser varient, selon les régions du monde notamment et les domaines considérés (caractérisation d'un point de vue climatologique, activité de recherche, dispositif de vigilance météorologique).

    … Et de canicule ?

    Une canicule, c'est un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée. Dans le cadre de la vigilance météorologique, on tient en effet compte du caractère exceptionnel des températures nocturnes. Quand celles-ci sont élevées pendant plusieurs jours consécutifs, le risque de mortalité augmente chez les personnes fragiles. Comme le grand froid, la canicule représente un danger pour la santé.

    En France, la période des fortes chaleurs pouvant donner lieu à des canicules s'étend généralement du 15 juillet (parfois depuis la fin juin) au 15 août. Des jours de fortes chaleurs peuvent survenir en dehors de cette période mais ces journées chaudes ne méritent que très rarement le qualificatif de "canicule".

    D'où vient le mot canicule ?

    Apparu vers 1500, le mot canicule vient de l'italien canicula, qui signifie petite chienne (du latin canis, chien). Ce nom a été donné à Sirius, l'étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Sirius se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août, période où les fortes chaleurs sont fréquentes. L'appellation "jours de canicule" a fini par désigner les fortes chaleurs estivales. Aujourd'hui, ce terme est fréquemment utilisé pour désigner des jours très chauds même en d'autres saisons.

     

     

    "Plan canicule" : le rôle de Météo-France

     

    "Le plan canicule" a été mis en place après la canicule de 2003 pour anticiper et réduire les effets sanitaires des vagues de chaleur exceptionnelles. Il est activé chaque année par le ministère des Solidarités et de la Santé pendant la période estivale et s'appuie sur l'expertise de Météo-France et de Santé Publique France. Il est de plus corrélé à la vigilance météorologique, dispositif coordonné par Météo-France. 

     

    Plan canicule : comment ça marche ?

     

    Pendant la période estivale, Météo-France calcule, pour une station de référence de chaque département, des « indicateurs biométéorologiques » (i.e. les moyennes sur 3 jours glissants des températures minimales et maximales prévues) qui sont comparés à des seuils de températures minimales et maximales pouvant varier d'un département à l'autre. Ces indicateurs biométéorologiques, croisés avec les prévisions pour les jours à venir et l'existence d'éventuels facteurs aggravants permettent de définir la couleur de vigilance et le niveau du plan canicule.

    • Vigilance verte / niveau 1 - veille saisonnière

    Activé en 2018 du 1er juin au 15 septembre de chaque année, il correspond à la vigilance canicule verte de Météo-France. En cas de chaleur tardive, la veille saisonnière pourra être prolongée après le 15 septembre. 

    • Vigilance jaune / niveau 2 - avertissement chaleur

    Correspondant à la vigilance jaune canicule de Météo-France, il s'agit d'une phase de veille renforcée permettant aux différents services de se préparer à une montée en charge en vue d'un éventuel passage au niveau supérieur et de renforcer des actions de communication locales et ciblées, en particulier la veille de week-end et de jour férié.

    • Vigilance orange / niveau 3 - alerte canicule

    Il peut être déclenché par les préfets en cas de vigilance orange. Cette décision prend en compte la situation locale (niveau de pollution, autres facteurs, comme les grands rassemblements, etc.) et les indicateurs sanitaires en lien avec les Agences régionales de santé.  

    • Vigilance rouge / niveau 4 – mobilisation maximale

    ​Le niveau 4 correspond à la vigilance rouge de Météo-France et concerne les canicules avérées exceptionnelles, très intenses et durables, avec apparition d'effets collatéraux dans différents secteurs (sécheresse, approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux ou des pompes funèbres, panne d'électricité, feux de forêts, nécessité d'aménagement du temps de travail ou d'arrêt de certaines activités…). Cette situation nécessite la mise en œuvre de mesures exceptionnelles.

     

     

    Les situations météo propices aux canicules

     

    Comment anticipe-t-on une canicule ?

     

     

    Un phénomène de blocage

     

    L'été, la position de l'anticyclone dit "des Açores" détermine le type de temps qu'il fait sur la France. Quand cet anticyclone est positionné sur les Açores, le temps est plutôt frais. Les dépressions peuvent alors librement circuler sur l'Europe.
    Si l'anticyclone s'installe sur le nord ou l'est de l'Europe, le temps est plutôt chaud sur notre pays. Les hautes pressions forment un obstacle au passage des perturbations atlantiques. Les vents d'est et du sud apportent de l'air chaud et sec sur la France. Si ces conditions perdurent, un épisode de canicule peut s'installer parfois plusieurs jours, voire une semaine ou davantage. Les météorologistes qualifient ces situations de "phénomène de blocage". C'est ce qui s'est produit en août 2003 sur une durée et une étendue géographique toutes deux exceptionnelles.

     Situation de blocage canicule août 2003 (images satellite du 2, 10 et 12 août 2003)
    Une situation de blocage sur la France durant la canicule d'août 2003 © Météo-France (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Pour aller plus loin :

    La canicule d'août 2003 a été exceptionnelle par sa durée (deux semaines) entre le 1er et le 15 août, son intensité et son extension géographique. L'été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis 1950. Notre article : Retour sur la canicule de 2003

     

     

    Les vagues de chaleur remarquables

     

    Pour qualifier un événement de "vague de chaleur", Météo-France s'appuie sur les données de l'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations régulièrement réparties sur le territoire) disponibles depuis 1947. Les climatologues observent un pic de chaleur, correspondant au dépassement d'une température moyenne très élevée sur la France (valeur franchie statistiquement une fois tous les 200 jours). Ils calculent ensuite la durée de l'événement à partir d'une valeur seuil, caractérisant le début et la fin de l'épisode.

    Caractérisation d'une vague de chaleur
    Caractérisation d'une vague de chaleur à partir de l'indicateur thermique quotidien sur la France en durée (date de début et de fin), intensité max et sévérité (partie marron de la courbe de température).  © Météo-France

     

     

    Fortes chaleurs : quels risques, quels conseils pour les plus vulnérables ?

     

    L'exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l'organisme. C'est la transpiration qui permet au corps de maintenir sa température. Lorsque le corps ne contrôle plus sa température et qu'elle augmente rapidement, une personne peut être victime d'un "coup de chaleur". Il peut être mortel.

    Les nourrissons et les personnes déjà fragilisées (âgées, celles atteintes d'une maladie chronique) sont particulièrement vulnérables. Lors d'une canicule, elles risquent une déshydratation, l'aggravation de leur maladie chronique ou encore un coup de chaleur.
    Les personnes en bonne santé (notamment les sportifs et travailleurs manuels exposés à la chaleur) ne sont cependant pas à l'abri si elles ne respectent pas quelques précautions élémentaires.

    Quels conseils pour les plus vulnérables ?

    • Les personnes âgées

    À partir de 65 ans, le corps ne transpire pas assez pour pouvoir maintenir sa température. Il faut donc pallier ce manque en se mouillant régulièrement la peau, notamment le visage et les bras. Sans oublier de boire régulièrement.

    • Les nourrissons, les sportifs et travailleurs manuels exposés à la chaleur

    En cas de forte chaleur, le corps transpire trop et le stock d'eau s'épuise rapidement. Le corps n'a alors pas assez d'eau pour transpirer et maintenir sa température. Il faut donc renouveler l'eau du corps en buvant abondamment.

    • Les personnes atteintes de maladies chroniques

    La chaleur aggrave leur maladie. Dans tous les cas, le meilleur moyen de ne pas être indisposé est de fuir la chaleur.

    Les bons réflexes

    • Buvez régulièrement de l'eau sans attendre d'avoir soif.
    • Évitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...).
    • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour (douches, bains, brumisateur ou gant de toilette mouillé sans vous sécher).
    • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d'alcool.
    • Évitez les efforts physiques.
    • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s'il fait plus frais).
    • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l'aide.
    • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
    • Aidez les personnes les plus fragiles et demandez de l'aide, notamment auprès de votre mairie.
    • En cas de malaise, appelez le 15.

    En voiture et lors de longs trajets

    • Pensez à emporter de l'eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture.
    • Arrêtez-vous régulièrement pour vous reposer et vous rafraîchir.
    • Sur certaines aires d'autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à votre disposition.
    • Si possible, décalez votre trajet aux heures les moins chaudes.
    • Ne jamais laisser une personne seule dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l'habitacle peut augmenter très vite.

     

    Canicule Info service
    0800 06 66 66
    Appel gratuit depuis un poste fixe en France, de 9h à 19h

     

    Vagues de chaleur tardives

     

    Si les vagues de chaleur se produisent en France métropolitaine principalement entre début juillet et mi-août, il arrive parfois que ce phénomène se produise plus tardivement dans l'année, comme cela été le cas en 2016


    Des épisodes remarquables au XXIe siècle ...

    Il n'est pas nécessaire de remonter loin dans le passé pour trouver trace d'épisodes de chaleur postérieurs à la mi-août. Ainsi, du 15 au 21 août 2012, la France avait connu une vague de chaleur remarquable avec des températures dépassant 38 °C du Sud-Ouest à l'Île-de-France. Ponctuellement, des valeurs supérieures à 40 °C avaient même été relevées comme à Brive (40,5 °C), Auxerre et Châteauroux (40,3 °C) et Vichy (40,2 °C). Dans de nombreuses régions, les températures de cette fin août avaient été les plus élevées de tout l'été.

    L'année précédente, en 2011, un pic de chaleur s'était produit autour du 21 août. Si les températures les plus élevées avaient principalement concerné le Sud-Ouest (avec des valeurs parfois supérieures à 40 °C), des valeurs très souvent supérieures à 35 °C avaient été enregistrées sur la moitié est du pays.

    Du 15 au 20 août 2009, une vague de chaleur s'était déjà produite, moins sévère toutefois que celle de 2012. En 2001, les quatre journées du 24 au 27 août avaient été, elles aussi, exceptionnellement chaudes.

     

    ... et avant 

    Si plusieurs épisodes de forte chaleur se sont produits après la mi-août depuis le début du XXIe siècle, on retrouve également trace de tels phénomènes bien avant, avec toutefois des températures légèrement inférieures à celles relevées lors des épisodes les plus récents.

    En 1961, quatre journées exceptionnellement chaudes avaient été observées du 29 août au 1er septembre : les températures avaient dépassé 30 °C en plaine sur l'ensemble du pays, atteignant même 37 °C à Bordeaux, Tours et Niort.

    Et en 1947, un épisode de forte chaleur avait débuté le 14 août pour se prolonger jusqu'au 20 du mois. Des températures supérieures à 35 °C avaient été observées à Toulouse, Nantes, Tours, Bordeaux, Châteauroux, Poitiers, Lyon et Mâcon. On avait relevé 34,7 °C à Paris-Montsouris.

     

    Changement climatique et vagues de chaleur

     

    Si la canicule de 2003 en France métropolitaine a marqué les esprits , d'autres épisodes ont également été particulièrement remarquables (juillet 1983, été 1974). Sur  les trente dernières années,  le nombre comme la durée et l'intensité de ces évènements ont augmenté. Les projections climatiques réalisées sur la France métropolitaine indiquent que d'ici la fin du siècle, les vagues de chaleur pourraient être bien plus fréquentes, beaucoup plus sévères et plus longues qu'actuellement.

  • Météorologie en générale/ Violents orages: comment se forme la grêle?

    La particule d'eau gèle et grossit au fur et à mesure de ses allers-retours dans les courants ascendants et descendants.

    Des orages de grêle ont causé de sérieux dégâts ce samedi après-midi dans plusieurs départements du Sud-Est, notamment dans la Drôme. Les habitants ont vu s'abattre sur la végétation, les véhicules et les bâtiments des grêlons parfois "gros comme des balles de golf".

    En cause, les cumulonimbus au-dessus de leurs têtes. Ces nuages d'orage s'étendant sur plusieurs kilomètres, notamment en altitude, sont parcourus de courants d'air ascendants et descendants très rapides.

    grêle

    Infographie BFMTV - La formation de la grêle dans un cumulonimbus.

    Une particule d'eau propulsée de bas en haut dans le nuage

    Au début, le grêlon est une petite particule d'eau qui gèle autour d'un noyau solide, une impureté. Cela peut être de la poussière, de la suie volcanique, des rejets des réacteurs d'avion, etc., énumère Météo France.

    Cette petite particule d'eau est ensuite prise dans les courants ascendants et descendants et propulsée entre la base chaude et humide du nuage et son sommet très froid, explique l'organisme de prévision météo.

    Au fur et à mesure de ses allers-retours entre le haut et le bas du nuage, le grêlon grossit et quand il n'y a plus de frein, il tombe lors d'une averse. "Plus les ascendances du cumulonimbus sont fortes, plus la particule reste longtemps en suspension dans le nuage, collectant l'eau surfondue", poursuit Météo France. "Ce sont donc les cumulonimbus (et par conséquent les orages) les plus violents qui génèrent les plus gros grêlons."

  • Météorologie en générale/Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Ouragans, typhons et cyclones sont un même phénomène météo dont l'appellation dépend de leur localisation. La tempête tropicale, elle, a des vents moins forts. 

    Au moins un million de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer en Caroline du Sud en ce début de semaine à l'approche de l'ouragan Florence, dont les vents atteignent déjà 220km/h en moyenne. Deux autres ouragans, Helene et Isaac, survolent actuellement l'Atlantique

     

    Mais quelle est la différence entre un typhon et un ouragan? En quoi se différencient-ils des cyclones? Derrière ces différents termes se cache en réalité le même phénomène météorologique. Ce qui les différencie: leur emplacement géographique. Pour la tempête tropicale, c'est une question de vitesse des vents. 

     

    A l'origine, une dépression tropicale

     

    "Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité: ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort)", explique Météo France. 

    Tempêtes, ouragans, typhons et cyclones sont donc des phénomènes météorologiques similaires. Ils se forment à partir d'une dépression tropicale. Ils naissent ainsi au-dessus des océans, lorsque la température de l'eau à la surface est élevée (plus de 26°C), ce qui entraîne une évaporation intense et des transferts d'humidité de l'océan vers l'atmosphère.

     

    Tempête tropicale entre 63 et 117 km/h

    Ce qui différencie la tempête tropicale des ouragans, typhons et cyclones, c'est la vitesse des vents. Entre 63 km/h et 117 km/h, on parle de tempête tropicale, au-delà, d'un ouragan, d'un cyclone et d'un typhon.

    Pour savoir si on a affaire à un cyclone, à un ouragan ou à un typhon, ce n'est plus la vitesse des vents qu'il faut regarder mais où l'endroit du globe. Ainsi, dans l'Atlantique, on parle d'ouragans, du mot "Hunraken" du nom du dieu maya de la tempête. Dans le Pacifique sud et dans l'océan Indien, on parle de cyclones, du grec "kuklos" qui signifie "cercle". Enfin, dans le nord-ouest du Pacifique, on parle de typhons, du mot chinois "t'ai fung", qui signifie "grand vent". 

    L'échelle de Saffir-Simpsons pour les classer

    Les cyclones, typhons et ouragans possèdent donc les mêmes caractéristiques. Ils peuvent s'étendre sur 500 à 1000 kilomètres et se déplacer à environ 30 km/h. Ils sont formés en spirales, autour d'un centre qu'on appelle l'oeil, où les vents et les pluies sont les plus faibles. Ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens inverse dans l'hémisphère nord. 

    Depuis 1969, les météorologues ont créé une échelle pour les classer: l'échelle de Saffir-Simpsons. Elle se divise en cinq catégories, la dernière étant celle des super-cyclones avec des vents dépassant 249 km/h. C'était notamment le cas de l'ouragan Irma qui a touché les Caraïbes et les Antilles en septembre 2017. 

     

     

  • Météorologie en générale/Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    La saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord devait s'étendre officiellement du 1er juin au 30 novembre 2017 selon la définition de l'Organisation météorologique mondiale. C'est la première année que le National Hurricane Center américain a commencé à émettre des avis et avertissements pour des « cyclones tropicaux potentiels », des perturbations qui n'ont pas encore atteint au moins le stade de dépressions tropicales mais qui ont une probabilité élevée de le devenir et qui peuvent causer des effets importants aux terres dans le 48 heures suivantes. Les avis pour ces tempêtes potentielles auront le même contenu que les avis normaux mais incluront la probabilité de développement.

     

    Prévisions

     

    Le nombre moyen de cyclones dans l'Atlantique nord par saison (1981 à 2010) est 12,1 tempêtes tropicales et 6,4 ouragans, dont 2,7 ouragans majeurs (atteignant au moins la catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson). L'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) est de 96,1 annuellement durant la même période1.

    La prévisions d'activité des ouragans sont émises avant chaque saison des ouragans par des experts des ouragans comme Philip J. Klotzbach, William M. Gray et leurs associés de l'Université d'État du Colorado (CSU), par le National Weather Service de la NOAA, le Met Office et d'autres services spécialisés. Une saison est définie comme supérieure à la normale, près de la normale ou au-dessous de la normale par la combinaison du nombre de tempêtes nommées, le nombre ayant atteint la force d'ouragan, le nombre d'ouragans majeurs et l'indice de l'ACE.

    La première prévision pour l'année a été émise par TSR (Tropical Storm Risk) le 13 décembre 2016 et prédisait une saison presque moyenne avec 14 tempêtes nommées avec 6 ouragans dont 3 atteignant le stade d'ouragan majeur. L'ACE prévu était de 101 unités2. Le 14 décembre, le CSU publia une discussion qualitative détaillant cinq scénarios possibles pour la saison 2017, en tenant compte de l'état de l'oscillation atlantique multidécennale et de développement d'un El Niño pendant la saison3.

    Le 1er avril, le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et Météo-France publièrent leur première prévision cyclonique. Avec un El Niño possible, une phase positive de l'oscillation nord-atlantique (ONA) et un cycle multi-décennal d'activité cyclonique faible, leurs résultats anticipent une saison cyclonique 2017 modérée, un peu en dessous des normales des 30 dernières années et bien inférieure à l’année précédente à 9,7 tempêtes nommées et un ACE de 72,84.

    TSR abaissa ses chiffres de prévisions le 5 avril 2017 à 11 tempêtes nommées, avec 4 ouragans dont 2 majeurs, en fonction des tendances récentes favorisant le développement d'un épisode El Niño5. Le lendemain, le CSU mis à jour sa prévision, prédisant également un total de 11 tempêtes nommées avec 4 ouragans dont 2 majeurs6. Le 18 avril, c'était au tour de l'université d'État de Caroline du Nord (NCSU) d'émettre sa prévision, soit une saison près de la normale avec un total de 11 à 15 tempêtes nommées, dont 4 à 6 ouragans et de 1 à 3 atteignant le stade majeur7.

    Le 25 mai, le National Weather Service américain a fait la présentation de ses prévisions saisonnières. Mentionnant que la présence d'un faible événement d'El Niño, ou même sa non existence, le service prédit une probabilité de 70 % d'une saison au-dessus de la normale avec 11 à 17 systèmes tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 4 atteignant le seuil majeur8. Le lendemain, TSR mettait à jour ses chiffres à jour, revenant à ses valeurs de décembre et rehaussant l'index d'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) à 989.

    Le 1er juin, le Met Office britannique a publié sa propre prévision de 70 % de probabilité que le nombre de cyclones tropicaux dans l'Atlantique se situerait entre 10 et 16, dont 6 à 10 ouragans et un indice ACE de 92 à 19810. Le même jour, le CSU mit à jour ses prévisions pour inclure 14 cyclones nommés, dont 6 ouragans et 2 ouragans majeurs, incluant la tempête tropicale Arlene11. Les chiffres des deux études étaient basées sur le statut à ce moment de l'oscillation nord-atlantique qui tendait vers une phase négative, favorisant un plus grand développement de systèmes tropicaux, et une phase d'El Niño significativement plus faible et incertaine.

    Le 8 juin, CEPMMT/Météo-France a mis à jour sa prévision en l'ajustant à la hausse. Concluant comme les autres institutions que l'épisode El Niño 2017 serait moins fort et plus incertain qu'initialement anticipé et qu'un réchauffement de l'océan atlantique tropical au cours des deux derniers mois avait été noté, CEPMMT/Météo-France anticipa une saison cyclonique proche ou légèrement supérieure aux normales des 30 dernières années avec 12 tempêtes nommées dont 8 ouragans12.

    Le 9 août, Le NWS a publié une mise à jour de ses prévisions pour la saison des ouragans de 2017 qui augmentait la probabilité d'une saison supérieure à la normale à 60 %. Celles-ci étaient basées sur une température de la mer supérieure à celle prévue antérieurement et au fait que la formation d'un El Niño, restreignant la formation de cyclones, ne s'était toujours pas matérialisée ce qui à cette date avait déjà donné 6 systèmes nommés. Les prévisionnistes mentionnèrent alors la possibilité de 14 à 19 cyclones tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 5 des ouragans majeurs13.

    Prévisions de l'activité tropicale pour la saison 2017

    Source Date Tempêtes nommées Ouragans Ouragans
    majeurs
    Réf.
    TSR 17 décembre 2016
    5 avril 2017
    17 mai 2017
    14
    11
    14
    6
    4
    6
    3
    2
    3
    2
    5
    9
    CSU 6 avril 2017
    11
    14
    4
    6
    2
    2
    6
    11
    NCSU 18 avril 2017 11 à 15 4 à 6 1 à 3 7
    Met Office 1er juin 2017 10 à 16 6 à 10 - 10
    NWS 25 mai 2017
    9 août 2017
    11 à 17
    14 à 19
    5 à 9
    5 à 9
    2 à 4
    2 à 5
    8
    13
    CEPMMT/
    Météo-France

    8 juin 2017
    9,7
    12
    -
    8
    -
    -
    4
    12
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
      Moyenne (1981–2010) 12.1 6.4 2.7 14
      Record d'activité maximum 28 (saison 2005) 15 (saison 2005) 8 (saison 1950) 15
      Record de plus faible activité 4 (saison 1983) 2 (saison 1982) 0† (saison 1994) 15
     

     

    Nom des tempêtes

     

    La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2017 sera la même que celle de la saison cyclonique 2011 sauf pour Irene qui a été retiré et sera remplacés par Irma en 2017. Les noms utilisés en 2017 ensuite retirés, si c'est le cas, seront annoncés lors du printemps 2018 lors de la réunion de l'Organisation météorologique mondiale.

    Cyclones
    TT Arlene
    TT Bret
    TT Cindy
    TT Don
    TT Emily
    1 Franklin
    2 Gert
    4 Harvey
    5 Irma
    4 Jose
    2 Katia
    Inc. Lee
    Inc. Maria
    Inc. Nate
    Inc. Ophelia
    Inc. Philippe
    Inc. Rina
    Inc. Sean
    Inc. Tammy
    Inc. Vince
    Inc. Whitney
     

     

     

     

    Cyclones tropicaux

     

    Tempête tropicale Arlene

     

    Arlene

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 avril 2017 – 21 avril 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 993 hPa (mbar)

    modifier

     

     

    Un cyclone extratropical s'est formé le long d'un front avant froid au sud-ouest des Açores le 15 avril, produisant des vagues jusqu'à 12 m16. Le système a montré de la convection sporadique le 17 avril. Ce processus a continué avec la formation de bandes orageuses près du centre le 19 avril, incitant le National Hurricane Center (NHC) à le reclasser en dépression subtropicale Un à 15 heures UTC ce jour-là alors que le système était à 1 435 km au sud-ouest de Açores17. La convection est devenue plus concentrée pendant les premières heures du 20 avril et le système a évolué vers un cyclone complètement tropical à 15 heures UTC. Six heures plus tard, malgré les prévisions prédisant une dissipation, la tempête se renforça de manière inattendue dans pour devenir la tempête tropicale Arlene18. Arlene a de nouveau défié les prévisions et atteint une intensité maximale de 85 km/h à 15 heures UTC le 21 avril19. Douze heures plus tard, Arlene est redevenu extratropicale et fut absorbée dans une plus importante dépression.

    Après avoir été nommé le 20 avril, Arlene est devenue la deuxième tempête tropicale à se former au mois d'avril, l'autre étant Anaen 2003. Son développement formation en cyclone subtropical le 19 avril marquait seulement le sixième cas de ce genre en mois d'avril, après Ana en 2003, une tempête subtropicale en avril 1992 et trois dépressions tropicales en 1912, 1915 et 197320,nb 1. Il a également marqué la troisième année consécutive où une tempête de pré-saison s'est formée dans l'Atlantique nord, avec des tempêtes de pré-saison se formant respectivement en 2015 et 2016. En outre, il s'est formé à une latitude exceptionnellement élevée, étant désigné à environ 37° N, l'une des formations les plus septentrionales pour une tempête au début de l'année. Finalement, c'était la plus forte tempête tropicale de l'Atlantique nord enregistrée au mois d'avril, avec une pression centrale de 993 hPa, dépassant le record précédent d'Ana à 994 HhPa21.

     

    Tempête tropicale Bret

     

    Bret

     

     

     

     

    Image satellite.
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    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 21 juin 2017
    Intensité 75 km/h (45 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Une onde tropicale quitta la côte de l'Afrique occidental le 13 juin et le National Hurricane Center commença à la suivre peu après22. Son développement fut lent en raison de sa faible latitude et de son mouvement relativement rapide vers l'ouest. Un signe de meilleur organisation eut lieu le 18 juin, lorsqu'une zone orageuse s'est formée près du centre de la perturbation et le NHC déclara à 21 h UTC que le système avait le potentiel de devenir la dépression tropicale Deux. L'organisation s'accélérant tout au long de la nuit, le NHC en fit la tempête tropicale Bret le 19 juin à 21 h à 200 km au sud-est de Trinidad23. Passant juste au large du Venezuela, le système a perdu de son intensité et est redevenu une dépression tropicale. Le dernier massage du NHC à son propos fut émis le 20 juin à 21 h UTC. Le système était alors désorganisé et se trouvait à 190 km à l'est de Curaçao, se dirigeant rapidement vers l'ouest-nord-ouest24.

     

    À Trinidad, une personne est morte indirectement de la tempête après être tombée d'un pont de fortune alors que la pluie l'avait rendu glissant25,26. Selon Phil Klotzbach de l'université d'État du Colorado, Bret fut le cyclone tropical s'étant formé le plus tôt dans les annales le long de la trajectoire des ouragans capverdiens, dépassant la date de la tempête tropicale Anna de 197927. Bret fut aussi le système nommé en juin se formant le plus près de l'équateur, à 9,4 °N, depuis un ouragan de 193328.

     

    Tempête tropicale Cindy

     

     

    Cindy

     

     

     

     

    Image satellite.
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    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 23 juin 2017
    Intensité 95 km/h (60 mph(1-min), 996 hPa (mbar)

     

     

    Une perturbation s'étant formée dans la mer des Caraïbes est devenu le cyclone tropical potentiel Trois en fin d'après-midi 19 juin à 490 km au sud de l'embouchure du fleuve Mississippi et des alertes cycloniques furent envoyées pour la côte de la Louisiane29. À 17 h UTC le 20 juin, le système fut reclassé tempête tropicale par le NHC, et nommé Cindy, alors qu'il faisait du surplace30. Le 21 juin, Cindy commença à se déplacer lentement vers le nord-ouest à une dizaine de kilomètres par heure et les alertes furent étendues vers le Texas.

    Malgré la présence d'air sec et d'un fort cisaillement des vents avec l'altitude, Cindy a atteint un pic de vents de 95 km/h31. La tempête a touché terre entre Port Arthur (Texas) et Cameron (Louisiane) tôt le 22 juin et perdit graduellement son intensité en se digireant vers le nord-est32. Le 23 à 21 h UTC, le NHC a émis son dernier bulletin alors que Cindy était devenu post-tropical et se trouvait sur le Kentucky mais était toujours associé avec une large zone de pluie et fut absorbé la nuit suivante par un système frontal se dirigeant vers la côte atlantique33.

    Un garçon de 10 ans est mort des blessures subit lors du mauvais temps à Fort Morgan (Alabama)34. Un autre décès s'est produit à Bolivar (Texas)35. Le National Weather Service rapporte des quantités de pluie allant jusqu'à 9 pouces (229 mm) en Alabama, 4,86 pouces (123 mm) en Arkansas, 10,7 pouces (272 mm) en Floride, 7,15 pouces (182 mm) en Géorgie, 10,49 pouces (266 mm)en Louisiane, 18,74 pouces (476 mm) au Mississippi et 5,36 pouces (136 mm) dans l'ouest du Texas33.

     

    Dépression tropicale Quatre

     

    Quatre

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 6 juillet 2017 – 7 juillet 2017
    Intensité 45 km/h (30 mph(1-min), 1008 hPa (mbar)

     

     

    Tôt le 29 juin, le NHC a commencé à suivre une onde tropicale associée à une vaste zone nuageuse sur le littoral de l'Afrique de l'ouest36. Deux jours plus tard, elle montra un potentiel pour devenir un cyclone tropical. Le 3 juillet, l'organisation des nuages en passant au milieu de l'Atlantique tropical s'améliora, mais ses chances de développement diminuèrent deux jours plus tard alors que le système se fut déplacé vers un environnement plus stable.

    Ayant déjà une circulation bien définie, le développement d'une région persistante d'orages vers 3 h UTC le lendemain, incita le NHC à reclasser le système en dépression tropicale Quatre. Celle-ci était situé à environ 2 485 km à l'est des Petites Antilles37. Bien que la cisaillement des vents fut faible, la dépression naissante eut du mal à s'intensifier, une couche d'air sec provenant du Sahara étant injectée dans la circulation d'est. Les restes de Quatre furent ainsi absorbée dans un creux barométrique tard le 7 juillet.

     

    Tempête tropicale Don

     

    Don

     

     

     

     

    Image satellite.
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    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 17 juillet 2017 – 19 juillet 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Le 15 juillet, une perturbation tropicale s'est formée à mi-chemin entre la côte africaine et les Antilles. Le 17 à 21 h UTC, à la suite du rapport du rapport d'un avion de reconnaissance, le NHC classe le système comme la tempête tropicale Don alors qu'il était à 780 km à l'est-sud-est de la Barbade et que son mouvement franc ouest le dirigeait vers les îles du Vent38.

    Entrant dans une zone de fort cisaillement des vents en altitude, Don s'est rapidement désintégré le 18 juillet et le NHC a émis son dernier bulletin à propos du système à 3 h UTC le 19 juillet. Le creux barométrique restant était à ce moment à 90 km à l'ouest-sud-ouest de la Grenade et se dirigeait rapidement vers les &ici

     


     

  • Météorologie en générale/Prévention et comportement a adopté en cas d' orage,les orages en détail

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Surpris par un orage, nous ne savons pas toujours quoi faire. Que ce soit en plein air, en voiture ou même chez soi, savez-vous quels sont les bons comportements à adopter ?

    Chaque année, en France, plus d’une centaine de personnes sont foudroyées, et une trentaine succombent aux suites de leurs blessures. Le foudroyé subit une électrisation (passage de courant à travers le corps) qui peut entraîner des perturbations cardio-vasculaires et neurologiques graves, parfois mortelles.

     

    En France, les foudroiements de personnes se produisent généralement en plein air (campagne, montagne, sur des plans d’eau…), souvent au cours d’activités sportives et de loisirs. Voici 20 affirmations, élaborées avec l'association Protection Foudre, qui vous permettront de clarifier vos connaissances sur les précautions à prendre.

    Dans un espace ouvert

    Ce qu'on peut faire :

    • On doit s’écarter de toute structure métallique.
      On risque une électrocution si l’on touche un objet conducteur lui-même touché par la foudre.

    • On peut s'abriter sous un édifice en pierre.
      Si l’édifice ne dispose pas d’un paratonnerre, il faut s’abstenir de toucher un mur ou un pilier, ou de s’y appuyer.

    • En l’absence d’abri, on doit se pelotonner au sol. 
      Pour éviter les risques de foudroiement, on ne doit ni marcher à grandes enjambées, ni se tenir debout jambes écartées. La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, jambes repliées sous soi.

    • Une voiture constitue parfois une bonne protection contre la foudre.
      Si elle n’est pas décapotable, et si son toit n’est pas en plastique, une voiture constitue une cage de Faraday : elle forme une enceinte métallique close permettant d’isoler une portion d’espace contre les champs électriques. Les passagers sont ainsi protégés de l’électrocution. Bien sûr, la voiture doit être à l’arrêt, et il faut penser à rabattre l’antenne radio s’il y a lieu.

    • On peut se servir de son téléphone portable.
      Tout au moins lorsque l’antenne ne dépasse pas de la tête, ou très peu. Même s’il est métallique, son volume reste insuffisant pour attirer la foudre.

    Ce qu'on ne doit pas faire :

    • En groupe, il ne faut pas se serrer les uns contre les autres. 
      On doit s’écarter d’au moins 3 m, le foudroiement d’une personne pouvant se propager aux autres par un éclair latéral.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous son parapluie.
      Aucun objet ne doit émerger au-dessus de la tête, surtout s’il est métallique. Tout élément conducteur d’électricité (parapluie, fourche, faux, club de golf…) doit être abaissé, ou mieux, déposé à côté de soi.

       
    • On ne doit pas s’abriter dans une cabine téléphonique. 
      Si la ligne aérienne est touchée par la foudre, même loin, la surtension se propage, atteint la cabine et risque de commotionner la personne qui s’y trouve. A fortiori, on évite de téléphoner.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous un arbre ou un groupe d’arbres. 
      Sous un arbre ou un groupe d’arbres, on court cinquante fois plus de risques de se faire foudroyer. En forêt, il faut s’écarter au maximum des troncs et des branches basses.

    En montagne

    • On peut parfois se réfugier sous une corniche.
      La corniche doit dominer d’au moins cinq fois la hauteur d’un individu. Et il faut éviter de se plaquer contre une paroi.

    • On peut s’abriter au fond d'une petite grotte.
      Il ne faut pas rester debout près de l’entrée mais se tenir accroupi à l’intérieur le plus loin possible du plafond, des parois et du fond.

    • On ne doit pas rester sur les crêtes.
      Les sommets et les arêtes exposent particulièrement aux risques de foudroiement.

    Au bord de l’eau

    • On ne doit pas se baigner sous un orage.
      Il faut sortir de l’eau dès les premiers signes avant-coureurs de l’orage. Si l’on n’a pas le temps de sortir, mieux vaut attendre l’accalmie en restant le plus possible immergé.

    • Les campeurs ne doivent pas rester sous leur tente.
      Il est préférable d’aller se réfugier dans les sanitaires ou les abris en béton. S’il n’y en a pas, il faut s’éloigner de la tente et se recroqueviller sur le sol.

    • On ne doit pas se promener sur la plage.
      La proximité de l’eau accroît les risques de foudroiement, surtout si l’on marche les pieds dans l’eau.

    Dans une maison

    • Il faut débrancher l’antenne de la télé.
      En l’absence de parafoudre, il est vivement recommandé de débrancher le câble d’antenne ainsi que le cordon d’alimentation électrique du téléviseur, car exposé à une forte surtension, il peut imploser.

    • Le paratonnerre d’un clocher ne protège pas les alentours.
      La zone de protection d’un paratonnerre reste très limitée. Pour une pointe placée à 30 m de hauteur, la zone protégée correspond à un cercle d’environ 60 m.

    • Couper le courant au compteur ne protège pas complétement.
      Couper l’alimentation électrique ne garantit pas totalement contre les surtensions, mieux vaut faire installer un parafoudre.

    • On doit éviter de toucher les pièces métalliques.
      En l’absence de parafoudre, il est déconseillé de toucher les tuyaux d’eau et les robinets, de prendre un bain ou une douche, de se servir des appareils électroménagers.

    • On ne doit pas téléphoner.
      Un téléphone fixe ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence, on peut en revanche utiliser un portable.

    Protéger ses installations domestiques

    Les appareils électroniques (ordinateur, modem, hi-fi…) sont très sensibles aux surtensions.

     

    La meilleure protection est assurée par un parafoudre installé par un professionnel sur le tableau électrique. Ces travaux reviennent entre 300 et 500 €. Si les appareils electro-ménagers se situent à plus de 30 m du compteur, il est prudent d’ajouter des prises 'parafoudre'. Utilisées seules, sans parafoudre au compteur, elles n’agissent pas durablement.

    Veillez à acquérir un modèle de parafoudre conforme à la norme NF/EN 61643-11.

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