Météorologie en générale

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  • Météorologie en générale/ Dépression, perturbation, dégradation… quelle différence ?

    Dans les bulletins météo, vous entendez souvent des termes annonçant le mauvais temps. Parmi eux, on retrouve notamment dépression, perturbation et dégradation. Bien qu'assez proches, ces termes météorologiques ont leur propre signification.

     

    Difficile de passer à travers les pluies et les averses avec la circulation d'une dépression sur les îles Britanniques ! On démêle pour vous la signification de ce mot, ainsi que les autres termes météos qui lui sont souvent associés.

    La dépression, celle par qui le mauvais temps arrive

    Actualités France

    Crédit : La Chaîne Météo

    Une dépression est une zone de basse pression (inférieure à 1013 hPa, pression moyenne au niveau de la mer). En météo, on parle de centre d’action car la dépression pilote les masses d’air, à savoir que les vents circulent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord. Plus la dépression est creuse et plus le gradient de pression est important autour du coeur dépressionnaire, plus les vents soufflent fort. Elle est donc souvent associée au temps très agité et pluvieux. 

    Actualités France

    Crédit : La Chaîne Météo

    Aux latitudes tempérées, les dépressions se forment généralement au coeur des conflits de masses d’air, entre l’air polaire qui descend des hautes latitudes et l’air subtropical qui remonte des basses latitudes. Elles donnent alors naissance aux perturbations.

    La perturbation, celle par qui la pluie arrive

    Actualités France

    Crédit : La Chaîne Météo

    Il s’agit d’une zone de mauvais temps (nuages et précipitations) associée à la circulation des dépressions. A l’approche d’une perturbation, on observe donc une baisse de la pression atmosphérique. Le ciel se charge à l’approche d’un premier front, le front chaud, qui s’accompagne de précipitations faibles ou modérées. Vient ensuite le secteur chaud de la perturbation, avec un ciel couvert et de petites pluies éparses. Enfin, le front froid se traduit par la formation de nuages à développement vertical (cumulus et cumulonimbus) qui s’accompagnent de précipitations soutenues et parfois de fortes rafales de vent et d’orages. Après le passage du front froid, la pression atmosphérique remonte et le ciel s’éclaircit dans une masse d’air rafraîchie.

    La dégradation, quand le beau temps s'en va

    Pour finir, la dégradation indique le passage d’une période de beau temps calme vers une période de temps beaucoup plus perturbé avec des précipitations et du vent. Cette dégradation du temps est donc généralement provoquée par l’arrivée des perturbations qui accompagnent une dépression dans son déplacement.

  • Météorologie en générale/ Coup de vent et tempête... quelle différence ?

    Tandis que la tempête Atiyah balayait les îles Britanniques, nous parlions pour nos côtes françaises de "coup de vent" voire de "fort coup de vent". Quelle est la différence entre ces trois notions ?

     

     

    Les coups de vent, forts coups de vent et tempêtes sont très souvent engendrés par une dépression plus ou moins creuse, c’est-à-dire une zone de pression basse. Plus la pression est basse, et plus les vents seront violents.

    L’échelle de Beaufort, inventée par Francis Beaufort en 1805, a justement pour but de caractériser la violence et les conséquences des vents à partir de leur vitesse. Cette échelle comporte douze degrés, ou forces. C’est à partir de l’échelon 8, appelé force 8 sur l’échelle de Beaufort, qu’on parle de coup de vent. Il s’agit d’un vent moyen compris entre 62 et 74 km/h.

    A partir de la force 9 sur l’échelle de Beaufort, avec une vitesse moyenne des vents comprise entre 75 et 88 km/h, on parle de fort coup de vent. Au-delà de 89 km/h de vents moyens, on parlera de tempête. Cette échelle a été conçue pour la météo marine et non pour les terres, où ces valeurs sont inférieures à cause des effets de frottement.

    Dans les terres : quelle différence entre le coup de vent et la tempête ?

    A l’intérieur des terres, on parle de tempête quand la vitesse des vents est supérieure à 100 km/h en rafales. Cependant, ce seuil varie en fonction de la fréquence des vents forts sur les différentes régions. En Méditerranée, comme sur les côtes par exemple, ce seuil est relevé à 110-120 km/h. Le coup de vent définit des vents violents, mais qui se situent "un cran en dessous" de la tempête : on parle de coup de vent à partir de 80 km/h en rafales, et de fort coup de vent à partir de 90 km/h en rafales.

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    Crédit : La Chaîne Météo

  • Météorologie en générale/ DEFINITIONS: Météo et Santé Vagues de chaleur et canicules

    Météorologie en générale/ DEFINITION:Météo et Santé  Vagues de chaleur et canicules

     

     

    La canicule à Paris le 26 juillet 2012

     

    Une canicule, c'est un épisode de températures élevées pendant plusieurs jours consécutifs, de jour comme de nuit. Pourquoi ce phénomène ? Quels dangers
    représente-t-il ? En quoi consiste le plan canicule ?

    Notre dossier pour tout comprendre.

     

    Vague de chaleur ou canicule ? Définitions

     

     

     

    Quand parle-t-on de "vague de chaleur" ?

    On parle de vague de chaleur lorsqu'on observe des températures anormalement élevées pendant plusieurs jours consécutifs. Il n'existe pas de définition universelle du phénomène : les niveaux de température et la durée de l'épisode qui permettent de le caractériser varient, selon les régions du monde notamment et les domaines considérés (caractérisation d'un point de vue climatologique, activité de recherche, dispositif de vigilance météorologique).

    … Et de canicule ?

    Une canicule, c'est un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée. Dans le cadre de la vigilance météorologique, on tient en effet compte du caractère exceptionnel des températures nocturnes. Quand celles-ci sont élevées pendant plusieurs jours consécutifs, le risque de mortalité augmente chez les personnes fragiles. Comme le grand froid, la canicule représente un danger pour la santé.

    En France, la période des fortes chaleurs pouvant donner lieu à des canicules s'étend généralement du 15 juillet (parfois depuis la fin juin) au 15 août. Des jours de fortes chaleurs peuvent survenir en dehors de cette période mais ces journées chaudes ne méritent que très rarement le qualificatif de "canicule".

    D'où vient le mot canicule ?

    Apparu vers 1500, le mot canicule vient de l'italien canicula, qui signifie petite chienne (du latin canis, chien). Ce nom a été donné à Sirius, l'étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Sirius se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août, période où les fortes chaleurs sont fréquentes. L'appellation "jours de canicule" a fini par désigner les fortes chaleurs estivales. Aujourd'hui, ce terme est fréquemment utilisé pour désigner des jours très chauds même en d'autres saisons.

     

     

    "Plan canicule" : le rôle de Météo-France

     

    "Le plan canicule" a été mis en place après la canicule de 2003 pour anticiper et réduire les effets sanitaires des vagues de chaleur exceptionnelles. Il est activé chaque année par le ministère des Solidarités et de la Santé pendant la période estivale et s'appuie sur l'expertise de Météo-France et de Santé Publique France. Il est de plus corrélé à la vigilance météorologique, dispositif coordonné par Météo-France. 

     

    Plan canicule : comment ça marche ?

     

    Pendant la période estivale, Météo-France calcule, pour une station de référence de chaque département, des « indicateurs biométéorologiques » (i.e. les moyennes sur 3 jours glissants des températures minimales et maximales prévues) qui sont comparés à des seuils de températures minimales et maximales pouvant varier d'un département à l'autre. Ces indicateurs biométéorologiques, croisés avec les prévisions pour les jours à venir et l'existence d'éventuels facteurs aggravants permettent de définir la couleur de vigilance et le niveau du plan canicule.

    • Vigilance verte / niveau 1 - veille saisonnière

    Activé en 2018 du 1er juin au 15 septembre de chaque année, il correspond à la vigilance canicule verte de Météo-France. En cas de chaleur tardive, la veille saisonnière pourra être prolongée après le 15 septembre. 

    • Vigilance jaune / niveau 2 - avertissement chaleur

    Correspondant à la vigilance jaune canicule de Météo-France, il s'agit d'une phase de veille renforcée permettant aux différents services de se préparer à une montée en charge en vue d'un éventuel passage au niveau supérieur et de renforcer des actions de communication locales et ciblées, en particulier la veille de week-end et de jour férié.

    • Vigilance orange / niveau 3 - alerte canicule

    Il peut être déclenché par les préfets en cas de vigilance orange. Cette décision prend en compte la situation locale (niveau de pollution, autres facteurs, comme les grands rassemblements, etc.) et les indicateurs sanitaires en lien avec les Agences régionales de santé.  

    • Vigilance rouge / niveau 4 – mobilisation maximale

    ​Le niveau 4 correspond à la vigilance rouge de Météo-France et concerne les canicules avérées exceptionnelles, très intenses et durables, avec apparition d'effets collatéraux dans différents secteurs (sécheresse, approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux ou des pompes funèbres, panne d'électricité, feux de forêts, nécessité d'aménagement du temps de travail ou d'arrêt de certaines activités…). Cette situation nécessite la mise en œuvre de mesures exceptionnelles.

     

     

    Les situations météo propices aux canicules

     

    Comment anticipe-t-on une canicule ?

     

     

    Un phénomène de blocage

     

    L'été, la position de l'anticyclone dit "des Açores" détermine le type de temps qu'il fait sur la France. Quand cet anticyclone est positionné sur les Açores, le temps est plutôt frais. Les dépressions peuvent alors librement circuler sur l'Europe.
    Si l'anticyclone s'installe sur le nord ou l'est de l'Europe, le temps est plutôt chaud sur notre pays. Les hautes pressions forment un obstacle au passage des perturbations atlantiques. Les vents d'est et du sud apportent de l'air chaud et sec sur la France. Si ces conditions perdurent, un épisode de canicule peut s'installer parfois plusieurs jours, voire une semaine ou davantage. Les météorologistes qualifient ces situations de "phénomène de blocage". C'est ce qui s'est produit en août 2003 sur une durée et une étendue géographique toutes deux exceptionnelles.

     Situation de blocage canicule août 2003 (images satellite du 2, 10 et 12 août 2003)
    Une situation de blocage sur la France durant la canicule d'août 2003 © Météo-France (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Pour aller plus loin :

    La canicule d'août 2003 a été exceptionnelle par sa durée (deux semaines) entre le 1er et le 15 août, son intensité et son extension géographique. L'été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis 1950. Notre article : Retour sur la canicule de 2003

     

     

    Les vagues de chaleur remarquables

     

    Pour qualifier un événement de "vague de chaleur", Météo-France s'appuie sur les données de l'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations régulièrement réparties sur le territoire) disponibles depuis 1947. Les climatologues observent un pic de chaleur, correspondant au dépassement d'une température moyenne très élevée sur la France (valeur franchie statistiquement une fois tous les 200 jours). Ils calculent ensuite la durée de l'événement à partir d'une valeur seuil, caractérisant le début et la fin de l'épisode.

    Caractérisation d'une vague de chaleur
    Caractérisation d'une vague de chaleur à partir de l'indicateur thermique quotidien sur la France en durée (date de début et de fin), intensité max et sévérité (partie marron de la courbe de température).  © Météo-France

     

     

    Fortes chaleurs : quels risques, quels conseils pour les plus vulnérables ?

     

    L'exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l'organisme. C'est la transpiration qui permet au corps de maintenir sa température. Lorsque le corps ne contrôle plus sa température et qu'elle augmente rapidement, une personne peut être victime d'un "coup de chaleur". Il peut être mortel.

    Les nourrissons et les personnes déjà fragilisées (âgées, celles atteintes d'une maladie chronique) sont particulièrement vulnérables. Lors d'une canicule, elles risquent une déshydratation, l'aggravation de leur maladie chronique ou encore un coup de chaleur.
    Les personnes en bonne santé (notamment les sportifs et travailleurs manuels exposés à la chaleur) ne sont cependant pas à l'abri si elles ne respectent pas quelques précautions élémentaires.

    Quels conseils pour les plus vulnérables ?

    • Les personnes âgées

    À partir de 65 ans, le corps ne transpire pas assez pour pouvoir maintenir sa température. Il faut donc pallier ce manque en se mouillant régulièrement la peau, notamment le visage et les bras. Sans oublier de boire régulièrement.

    • Les nourrissons, les sportifs et travailleurs manuels exposés à la chaleur

    En cas de forte chaleur, le corps transpire trop et le stock d'eau s'épuise rapidement. Le corps n'a alors pas assez d'eau pour transpirer et maintenir sa température. Il faut donc renouveler l'eau du corps en buvant abondamment.

    • Les personnes atteintes de maladies chroniques

    La chaleur aggrave leur maladie. Dans tous les cas, le meilleur moyen de ne pas être indisposé est de fuir la chaleur.

    Les bons réflexes

    • Buvez régulièrement de l'eau sans attendre d'avoir soif.
    • Évitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...).
    • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour (douches, bains, brumisateur ou gant de toilette mouillé sans vous sécher).
    • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d'alcool.
    • Évitez les efforts physiques.
    • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s'il fait plus frais).
    • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l'aide.
    • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
    • Aidez les personnes les plus fragiles et demandez de l'aide, notamment auprès de votre mairie.
    • En cas de malaise, appelez le 15.

    En voiture et lors de longs trajets

    • Pensez à emporter de l'eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture.
    • Arrêtez-vous régulièrement pour vous reposer et vous rafraîchir.
    • Sur certaines aires d'autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à votre disposition.
    • Si possible, décalez votre trajet aux heures les moins chaudes.
    • Ne jamais laisser une personne seule dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l'habitacle peut augmenter très vite.

     

    Canicule Info service
    0800 06 66 66
    Appel gratuit depuis un poste fixe en France, de 9h à 19h

     

    Vagues de chaleur tardives

     

    Si les vagues de chaleur se produisent en France métropolitaine principalement entre début juillet et mi-août, il arrive parfois que ce phénomène se produise plus tardivement dans l'année, comme cela été le cas en 2016


    Des épisodes remarquables au XXIe siècle ...

    Il n'est pas nécessaire de remonter loin dans le passé pour trouver trace d'épisodes de chaleur postérieurs à la mi-août. Ainsi, du 15 au 21 août 2012, la France avait connu une vague de chaleur remarquable avec des températures dépassant 38 °C du Sud-Ouest à l'Île-de-France. Ponctuellement, des valeurs supérieures à 40 °C avaient même été relevées comme à Brive (40,5 °C), Auxerre et Châteauroux (40,3 °C) et Vichy (40,2 °C). Dans de nombreuses régions, les températures de cette fin août avaient été les plus élevées de tout l'été.

    L'année précédente, en 2011, un pic de chaleur s'était produit autour du 21 août. Si les températures les plus élevées avaient principalement concerné le Sud-Ouest (avec des valeurs parfois supérieures à 40 °C), des valeurs très souvent supérieures à 35 °C avaient été enregistrées sur la moitié est du pays.

    Du 15 au 20 août 2009, une vague de chaleur s'était déjà produite, moins sévère toutefois que celle de 2012. En 2001, les quatre journées du 24 au 27 août avaient été, elles aussi, exceptionnellement chaudes.

     

    ... et avant 

    Si plusieurs épisodes de forte chaleur se sont produits après la mi-août depuis le début du XXIe siècle, on retrouve également trace de tels phénomènes bien avant, avec toutefois des températures légèrement inférieures à celles relevées lors des épisodes les plus récents.

    En 1961, quatre journées exceptionnellement chaudes avaient été observées du 29 août au 1er septembre : les températures avaient dépassé 30 °C en plaine sur l'ensemble du pays, atteignant même 37 °C à Bordeaux, Tours et Niort.

    Et en 1947, un épisode de forte chaleur avait débuté le 14 août pour se prolonger jusqu'au 20 du mois. Des températures supérieures à 35 °C avaient été observées à Toulouse, Nantes, Tours, Bordeaux, Châteauroux, Poitiers, Lyon et Mâcon. On avait relevé 34,7 °C à Paris-Montsouris.

     

    Changement climatique et vagues de chaleur

     

    Si la canicule de 2003 en France métropolitaine a marqué les esprits , d'autres épisodes ont également été particulièrement remarquables (juillet 1983, été 1974). Sur  les trente dernières années,  le nombre comme la durée et l'intensité de ces évènements ont augmenté. Les projections climatiques réalisées sur la France métropolitaine indiquent que d'ici la fin du siècle, les vagues de chaleur pourraient être bien plus fréquentes, beaucoup plus sévères et plus longues qu'actuellement.

  • Météorologie en générale/ Violents orages: comment se forme la grêle?

    La particule d'eau gèle et grossit au fur et à mesure de ses allers-retours dans les courants ascendants et descendants.

    Des orages de grêle ont causé de sérieux dégâts ce samedi après-midi dans plusieurs départements du Sud-Est, notamment dans la Drôme. Les habitants ont vu s'abattre sur la végétation, les véhicules et les bâtiments des grêlons parfois "gros comme des balles de golf".

    En cause, les cumulonimbus au-dessus de leurs têtes. Ces nuages d'orage s'étendant sur plusieurs kilomètres, notamment en altitude, sont parcourus de courants d'air ascendants et descendants très rapides.

    grêle

    Infographie BFMTV - La formation de la grêle dans un cumulonimbus.

    Une particule d'eau propulsée de bas en haut dans le nuage

    Au début, le grêlon est une petite particule d'eau qui gèle autour d'un noyau solide, une impureté. Cela peut être de la poussière, de la suie volcanique, des rejets des réacteurs d'avion, etc., énumère Météo France.

    Cette petite particule d'eau est ensuite prise dans les courants ascendants et descendants et propulsée entre la base chaude et humide du nuage et son sommet très froid, explique l'organisme de prévision météo.

    Au fur et à mesure de ses allers-retours entre le haut et le bas du nuage, le grêlon grossit et quand il n'y a plus de frein, il tombe lors d'une averse. "Plus les ascendances du cumulonimbus sont fortes, plus la particule reste longtemps en suspension dans le nuage, collectant l'eau surfondue", poursuit Météo France. "Ce sont donc les cumulonimbus (et par conséquent les orages) les plus violents qui génèrent les plus gros grêlons."

  • Météorologie en générale/Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Ouragans, typhons et cyclones sont un même phénomène météo dont l'appellation dépend de leur localisation. La tempête tropicale, elle, a des vents moins forts. 

    Au moins un million de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer en Caroline du Sud en ce début de semaine à l'approche de l'ouragan Florence, dont les vents atteignent déjà 220km/h en moyenne. Deux autres ouragans, Helene et Isaac, survolent actuellement l'Atlantique

     

    Mais quelle est la différence entre un typhon et un ouragan? En quoi se différencient-ils des cyclones? Derrière ces différents termes se cache en réalité le même phénomène météorologique. Ce qui les différencie: leur emplacement géographique. Pour la tempête tropicale, c'est une question de vitesse des vents. 

     

    A l'origine, une dépression tropicale

     

    "Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité: ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort)", explique Météo France. 

    Tempêtes, ouragans, typhons et cyclones sont donc des phénomènes météorologiques similaires. Ils se forment à partir d'une dépression tropicale. Ils naissent ainsi au-dessus des océans, lorsque la température de l'eau à la surface est élevée (plus de 26°C), ce qui entraîne une évaporation intense et des transferts d'humidité de l'océan vers l'atmosphère.

     

    Tempête tropicale entre 63 et 117 km/h

    Ce qui différencie la tempête tropicale des ouragans, typhons et cyclones, c'est la vitesse des vents. Entre 63 km/h et 117 km/h, on parle de tempête tropicale, au-delà, d'un ouragan, d'un cyclone et d'un typhon.

    Pour savoir si on a affaire à un cyclone, à un ouragan ou à un typhon, ce n'est plus la vitesse des vents qu'il faut regarder mais où l'endroit du globe. Ainsi, dans l'Atlantique, on parle d'ouragans, du mot "Hunraken" du nom du dieu maya de la tempête. Dans le Pacifique sud et dans l'océan Indien, on parle de cyclones, du grec "kuklos" qui signifie "cercle". Enfin, dans le nord-ouest du Pacifique, on parle de typhons, du mot chinois "t'ai fung", qui signifie "grand vent". 

    L'échelle de Saffir-Simpsons pour les classer

    Les cyclones, typhons et ouragans possèdent donc les mêmes caractéristiques. Ils peuvent s'étendre sur 500 à 1000 kilomètres et se déplacer à environ 30 km/h. Ils sont formés en spirales, autour d'un centre qu'on appelle l'oeil, où les vents et les pluies sont les plus faibles. Ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens inverse dans l'hémisphère nord. 

    Depuis 1969, les météorologues ont créé une échelle pour les classer: l'échelle de Saffir-Simpsons. Elle se divise en cinq catégories, la dernière étant celle des super-cyclones avec des vents dépassant 249 km/h. C'était notamment le cas de l'ouragan Irma qui a touché les Caraïbes et les Antilles en septembre 2017.